Abstract:
Résumé :
La néphropathie lupique est l’une des manifestations les plus fréquentes et les plus graves
du lupus érythémateux systémique. Elle se caractérise par une dysrégulation immunitaire
entrainant la production d’autoanticorps pathogènes qui seraient en grande partie à
l’origine des lésions rénales constatées histologiquement. Le tableau clinique observé au
cours de cette affection est polymorphe, allant de discrètes anomalies biologiques à une
maladie rénale chronique avec risque d’engagement du pronostic vital du patient.
Le suivi biologique et immunologique des patients lupiques est donc indispensable au
dépistage précoce de la survenue de l’atteinte rénale lupique.
La présence des anticorps antinucléaires est typique au cours de la néphropathie lupique.
Etant donné qu’ils constituent le marqueur immunologique majeur, l’objet de notre étude
s’est donc porté sur l’analyse du profil de ces autoanticorps et de leurs fréquences
respectives au cours de cette pathologie.
Selon nos résultats, leur profil est semblable à celui rencontré au cours du lupus
érythémateux systémique. Quant à leurs fréquences respectives, on dénote la prédominance
des anticorps anti ADN natif, des anti SSA et des anti nucléosome dans notre série.
L’apport de ces observations permet une meilleure appréciation diagnostique, pronostique
et un meilleur suivi des patients atteints de néphropathie lupique.