Abstract:
Le tourisme est un phénomène social, culturel et économique qui implique le
déplacement des personnes vers des pays ou des endroits situés en dehors de leur
environnement habituel à des fins personnelles ou professionnelles ou pour affaires. C’est un
important levier de développement économique. Il est considéré comme une industrie qui doit
posséder son propre marché. Ce dernier dépend de la qualité des sites (leur situation, leurs
potentialités), qui doivent être variés et de la diversification des activités que renferment les
lieux touristiques.
Dans le cas de l’Algérie, depuis son indépendance elle ne s’est pas préoccupée du
secteur touristique. Ce n’est que vers les années 2000- 2014 qu’elle a opté pour le tourisme
international tout en essayant de mettre en place une nouvelle politique afin de promouvoir le
tourisme international, par la mise en place des dispositifs juridiques et réglementaires sous
forme d’outil de planification pour développer ce secteur. En effet, pour relancer le
développement du tourisme, l’Algérie s’est engagée à créer des Zones d’Extension
Touristiques ou ZET (Zone d’Expansion Touristique) à travers tout le territoire national.
Ainsi, 205 ZET sont recensées à travers le territoire national, dont la grande majorité concerne
le littoral.
A l’instar des autres villes côtières, la wilaya de Skikda, a bénéficié à elle seule de 9
ZET. Skikda est une ville côtière connue par ses belles plages, elle est caractérisée par un site
difficile entouré au nord par la mer, au sud par les terrains à haute valeur agricole, à l’ouest
par les montagnes et à l’est par une grande zone industrielle. Malgré tous ces atouts et
potentialités de la wilaya de Skikda, malheureusement le tourisme souffre d’un manque de
prise en charge.
Pour ce travail de recherche, nous nous sommes limités à l’étude de la ZET, celle de
L’Arbi Ben M’hidi. Depuis la programmation de la ZET, sa concrétisation connait des
problèmes et des entraves qui ont fait que les objectifs préconisés dans le SDAT de la wilaya
de Skikda ne soient pas atteints et parfois, ils sont complètement ignorés. En fait, beaucoup de
barrières restent à franchir pour que la ZET soit effectivement un moteur de développement
du tourisme.