Abstract:
L'ACE, une enzyme clé du système rénine-angiotensine maintient l'homéostasie de la pression artérielle dans notre corps. L'association du polymorphisme I/D de l'ACE avec l'hypertension essentielle a été démontrée par de nombreuses études.
Les objectifs de la présente étude étaient de :
-Déterminer les fréquences génotypiques et alléliques du polymorphisme ID de l’ACE chez des témoins et chez des patients présentant une HTA.
-D’évaluer la relation entre ce polymorphisme et le risque de survenu d’HTA.
Patients et méthodes
Notre étude a porté sur 114 témoins et 47 patients présentant une HTA. La recherche du polymorphisme I/D du gène de l’ACE a été réalisée par une simple PCR suivie d’une séparation des produits de PCR par une électrophorèse sur gel d’agarose.
Résultats
Notre étude a porté sur 114 témoins répartis en 67 (58,77%) hommes et 47 (41,23%) femmes, avec un sexe ratio H/F de 1.42 et un âge moyen de 42.97 ± 16,70 ans. Et 44 patients répartis en 16 (36,36%) hommes et 28 (63,63%) femmes avec un sexe ratio H/F de 0,57 et un âge moyen de de 63 ans. La répartition des témoins et des patients par tranches d’âge a montré une fréquence élevé des classes d’âge 50-59 ans et 60-69 ans respectivement
La répartition des patients selon l’IMC a montré que plus des deux tiers de nos patients possèdent un IMC entre 25 et 35 Kg/m2. Et que seulement 3% sont obèses. 48.27% de malades ont une des antécédents familiaux d’HTA. Les hypertendus diabétiques ont représenté 45.45%, les cardiopathies 22.72% et presque le même pourcentage ont présenté un trouble hormonal.
Nos résultats ont montré que le génotype homozygote DD est dominant avec une fréquence de 72.73%, suivie du génotype hétérozygote ID avec un taux de 25 % puis du génotype II avec un pourcentage de 2.27%. Les fréquences des allèles D et I étaient de 85.23 % et 114.77 % respectivement.
Les patients présentant le génotype DD vs II+ID ont un risque multiplié par 40.76 fois (OR IC (13.48-
1.29.77) p=0.00000000 très significative plus élevé de développer une HTA par rapport au génotype II.
Et que Les patients présentant l’allèle D sont 12.25 fois (6.14- 24.85) p=0.0000000 et le génotype II est
susceptible d’être protecteur (II VS DD = 0.00 (0.00 – 0.03) p=0.0000000 de la survenue d’une HTA.
Conclusion
Nos résultats sont en accord avec de nombreuses données de la littérature.