Abstract:
Résumé
Cette étude a pour but d’évaluer l’efficacité d’un procédé d'oxydation avancée,
appelé photocatalyse hétérogène (UV/Fe2O3), pour le traitement des eaux polluées par des
colorants cationiques comme la Safranine O. La mesure de la quantité du Safranine O
adsorbée est effectuée par spectroscopie UV. L’étude a montré également qu’il est
avantageux d’opérer à température ambiante, à des pH très basiques et une concentration
de Fe2O3 égale à 1 g/L. Plusieurs modèles d’isothermes d’adsorption à deux et à trois
paramètres ont été testés pour modéliser les équilibres d’adsorption expérimentaux, La
valeur de RL obtenue à partir du modèle de Langmuir indique une adsorption favorable.
La valeur de 1/n obtenue à partir du modèle de Freundlich indique une meilleure
adsorption avec la formation des liaisons fortes entre l’adsorbat et l’adsorbant. L’énergie
d’adsorption a été évaluée par le modèle de Temkin. Tous les modèles à trois paramètres
testés s’appliquent bien aux résultats expérimentaux. La photodégradation du Safranine O
est réalisée à température ambiante dans une suspension aqueuse de Fe2O3. La vitesse de
l’oxydation photocatalytique du colorant augmente avec l’augmentation de la masse de
Fe2O3, la quantité optimale de Fe2O3 égale à 1 g/L. le meilleur rendement de dégradation
photocatalytique a été trouvée pour un pH égal à 12. La vitesse initiale de dégradation est
proportionnelle à la concentration initiale en safranine O. Les modèles de LangmuirHinshelwood et celui de Serpone et al. s’appliquent bien à la cinétique de dégradation
photocatalytique du safranine O indiquant que la dégradation se passe à la surface des
particules de Fe2O3 et/ou à l’interface liquide-solide.