Abstract:
Depuis la moitié du 20 éme siècle, on a assisté à une forte augmentation de l’incidence de
cancers, désordres métaboliques et des troubles de la reproduction.
Parallèlement, des molécules couramment utilisées sont soupçonnées voir même accusées
pour les effets délétères qu’elles produisaient ; ce n’est que dans les années 90 que ces
molécules utilisées et les effets nocifs qu’elles engendrent soient associées à des substances
de type de perturbateurs endocriniens.
Cette problématique de la perturbation endocrinienne est associée à des risques encourus
particulièrement pour la santé surtout avec l’inclusion de ces substances dans une diversité
produits de la vie quotidienne, ce qui fait que l’exposition à ces composés soit inévitable ;
chose qui oblige les experts de la santé à jouer un rôle majeur d’éduquer les patients et la
population générale, processus au coeur de la médecine préventive ; d’où vient l’objectif de
notre étude qui consiste à évaluer le niveau de connaissance du milieu médical en
perturbateurs endocriniens.
Il s’agit d’une enquête CAP réalisée par diffusion d’une fiche dans les différents
établissements de santé, les personnes de la communauté médicale ont été interrogées de
décembre 2018 à février 2019
L’analyse des données de l’enquête révèle que 550 sur les 838 personnes participantes à
l’étude ont déjà entendu parler du terme des PE, parmi celles-ci, on a 72,42% pharmaciens
et 63,67% sont des médecins, chez ces diplômés ,la connaissance que ce soit des spécialistes
ou des généralistes sur les perturbateurs endocriniens est assez proche.
Le bisphénol A est avéré le perturbateur endocrinien le plus connu parmi les substances
perturbant le système hormonal. Les inquiétudes associés au bisphénol A concernent son
imitation de l’oestrogène qui conduit à l’altération des organes masculins, la puberté précoce
et l’obésité.
Dans les unités de soins, les patients ainsi que le personnel travaillant sont exposés chaque
jour aux PE …le taux d’exposition varie d’un service à un autre : la réanimation
l’hémodialyse, la chirurgie, centre de transfusion sanguine …cependant le service de
maternité et de néonatologie semblent être les plus touchés, que ce soit en terme de
prévalence ou on terme de gravité de conséquences.
Devant la négligence des lobbies de l’industrie des données scientifiques des substances
chimiques dans le but de commercialiser leurs produits sans prendre en considération la
santé publique ,les professionnels de santé doivent sensibiliser la population générale des
risques de ces perturbateurs endocriniens pour minimiser l’exposition à ces composés
nocifs ainsi la valorisation de la consommation des produits bio .