Abstract:
Les infections à salmonelles deviennent un problème de santé publique en
pédiatrie dans notre région du fait du nombre important d'hospitalisations chaque
année et des multiples échecs de l'antibiothérapie à cause de la multi-résistante.
Il s'agit d'une étude rétrospective effectuée au niveau du laboratoire de
microbiologie (CHU de Constantine), durant la période allant du 1 janvier 2014
jusqu'au 31 décembre 2018 portant sur 808 souches de Salmonelle Heidelberg isolées
à partir des coprocultures ( selles) des nouveau-nés hospitalisés dans le service de la
néonatalogie, qui avait pour objectif de connaitre l'évolution de Salmonella
Heidelberg incriminée dans les gastro-entérites qui sévit depuis 2014 au niveau du
service de la néonatalogie.
La S.Heidelberg vient largement en tête des sérotypes incriminés dans les
salmonelloses avec 83,59% suivi loin par S.Infantis avec 11,71%, S.Kedougou avec
2,34% et S.Enteritidis, S.Thyphimurium et S.Kentucky 0.78% pour chaqu'une. La
fréquence des salmonelloses a été plus élevée chez le sexe masculin (60,86%).
Notre étude confirme l'importance des résistances rencontrées chez la S.Heidelberg
qui présente un taux de (93,68%) de BLSE ainsi un taux de (4,20%) de souches
sécrétrices de carbapénèmases de classe D de type OXA-48. L'apparition des souches
multi-résistantes pose le plus souvent un problème de choix thérapeutique.
La réduction de la prescription des antibiotiques et la prévention de la diffusion à
partir des patients porteurs, semble pouvoir assurer une bonne maitrise de diffusion
des bactéries multi-résistantes.