Abstract:
Le cancer du sein est un véritable problème de santé publique. Il représente le premier
cancer chez la femme un terme de fréquence et de mortalité, avec 2 millions de nouveaux cas
dans le monde (glocabon 2018) et 25000 décès par an en Algérie.
Les tumeurs surexprimant l’HER2 représentent seulement 15 à 20% de l’ensemble des
tumeurs de sein, mais elles sont les plus agressives, associés à un risque de rechute élevé.
Les avancées en biologie moléculaire et l’avènement des thérapies ciblées ont largement
amélioré le pronostic des patientes surexprimant l’HER2.
Le Trastuzumab est le premier anticorps monoclonal anti HER2 développé et qui a permis
de réduire le risque de rechute et d’améliorer le taux survie.
Notre étude a porté des 57 patientes présentent un cancer du sein surexprimant l’HER2
traitées au service d’oncologie médicale CHU Constantine au cours de l’année 2017.
L’objectif est d’évaluer l’impact du traitement par Trastuzumab sur la réponse pathologique,
la survie sans rechute et la survie globale à 02 ans.
Les résultats de notre étude étaient un taux de rechute de seulement 26% et un taux de
survie à 2 ans de 95%.
Le taux de rechute était plus élevé chez les patientes avec un grade SBR III (40%) et dans
les stade III et IV (24% et 67% respectivement). Par contre le taux de rechute était clairement
diminué chez les patientes qui ont reçu le Trastuzumab à un stade précoce ; en neoadjuvant
(18%) et adjuvant (22%) avec une survie à 2 ans meilleure.
Dans notre étude, le Trastuzumab a nettement améliore la survie sans rechute et la survie
globale à 2 ans de nos patientes.
Durant le traitement de cancer du sein HER2 positif, le Trastuzumab doit être utilisé de
façon systématique et précoce, et doit être renforcé par d’autre anti HER2 pour de meilleurs
résultats thérapeutiques et une grande chance de guérison.