Abstract:
R esum e
L'infection urinaire communautaire pose un probl eme de la sant e publique, du
fait de leur fr equence tr es elev e et les multiples echecs de l'antibioth erapie a cause
des bact eries multi-r esistantes incrimin ees dans ces infections.
Notre etude vise a connaitre la place d'Escherichia coli uropathog ene et etablir
son pro l de r esistance aux di erents antibiotiques. Il s'agit d'une etude r etrospective
e ectu ee au niveau du service de microbiologie (CHU de Constantine) durant l'ann ee
2019, sur un total de 2110 ECBU analys es, 256 sont positifs (12.13%) avec un sexe
ratio 0.38 H/F. La fr equence de l'infection urinaire communautaire a E. coli chez les
femmes (79.14%) est beaucoup plus elev ee que chez les hommes (20.86%), ainsi que
chez les patients de 35-65 ans (38.84%) que chez les autres. Les germes responsables
sont surtout les bacilles a gram n egatif 88.68%, domin es par les Ent erobact eries
83.6% dont Escherichia coli pr esente a elle seule 54.30% (139 souches) (le premier
agent incrimin e dans les infections urinaires communautaires). Nous avons not e une
r esistance accrue des souches d'E. coli vis-a -vis des di erents familles d'antibiotiques
qui ont et e largement prescrits notamment les b eta-lactamines et les quinolones.
Par contre, des antibiotiques restent tr es e caces sur le plan th erapeutique de
cette infection caus e par ce germe : la colistine, la fosfomycine, l'ertap en eme, l'imip en
eme, l'amikacine, cefoxitine. La maitrise de di usion de l'antibior esistance d'E. coli
uropathog ene sugg ere la n ecessit e de la gestion de la prescription des antibiotiques,
tout en adaptant l'antibioth erapie a l'antibiogramme demand e syst ematiquement
chez tout patient pr esentant une infection urinaire.