Abstract:
Le cancer du sein est le premier cancer chez la femme à la fois dans les pays développés
et dans les pays en développement. Selon GLOBOCAN 2018, l’incidence du cancer du sein
dans le monde est estimée à 11,6 %. [50]
Chaque année, près de 3 000 femmes jeunes sont touchées par le cancer du sein (5% des
cas), 15 à 20 % sont liés à une prédisposition génétique BRCA1 et 2. Les données récentes
suggèrent des caractéristiques tumorales plus agressives et un taux de récidive plus élevé. [4]
Le choix de la stratégie du traitement doit être adapté au panorama moléculaire basé sur les
caractéristiques de la tumeur, la biologie et la signature génomique ainsi que l’état de santé et
les préférences de la patiente.
Notre cas clinique a porté d’une femme jeune âgée de 29 ans, célibataire, non
ménopausée, sans antécédents pathologique particuliers, traitée au service d’oncologie
médicale CHU Constantine pour un carcinome lobulaire infiltrant du sein gauche, T2N0M0. La
patiente a été classé en tant que sujet à haut risque, elle a subi une chirurgie première suivie
d’une Chimiothérapie et Radiothérapie adjuvante puis une Hormonothérapie type une
Antiaromatase (Anastrozole) plus SFO.
Selon les résultats de la plupart des études évaluant le bénéfice de l’hormonothérapie
adjuvante chez les femmes jeunes à haut risque, l’option idéale est la combinaison IA et SFO
pendant 5 ans qui sera poursuivie jusqu’à 8 à 10 ans. Ce traitement permet de réduire encore
le risque de rechute.
Le traitement hormonal est administré en situation adjuvante sur une longue durée, le rôle
du clinicien est de prévenir ou traiter les éventuels effets adverses afin de préserver au mieux
la qualité de vie des patientes tout en leur permettant de poursuivre le traitement qui réduit
efficacement le risque de rechute. [54]
Dans le traitement adjuvant du cancer du sein chez les femmes jeunes RH+, les Anti
CDK4/6 ou Inhibiteurs mTOR peuvent renforcer l’Hormonothérapie pour de meilleurs
résultats thérapeutiques et de grandes chances de guérison.