Abstract:
L’Algérie regorge de signes tangibles sur le sol de son territoire attestant de son histoire
séculaire. En effet, son patrimoine archéologique révèle toute l'originalité d'un territoire
façonné par une longue histoire et des conditions culturelles très diverses. L’Algérie est
parsemée de sites archéologiques d’une richesse inestimable, couvrant différentes périodes.
Une telle diversité qu’elle se prête à en faire un « musée à ciel ouvert ». Ces sites
archéologiques sont des plus prestigieux du bassin méditerranéen.
Toutefois, ces richesses archéologiques sont sujet de multiples facteurs de dégradation qui
résultent des perturbations engendrées par l’état d’ignorance et de délaissement. Ces facteurs
sont ceux dont la gravité et la complexité ne peuvent être gérées uniquement par les issus
proposées par la politique patrimoniale et mettent en cause les méthodes traditionnelles de
conservation.
Nos sites archéologiques sont porteurs de valeurs variés, mais, ils sont souvent mal
appréciés par leurs visiteurs. Ilssont perçus comme des lieux vétustes abandonnés incapables
d’évoquer leur essence. D’un côté, ils sontcaractérisés par une grande vulnérabilité et
l’accessibilité du public constitue un facteur de dégradation de taille.
De ce fait, la conservation des sites et ressources archéologiques en général requiert une
approche renouvelée de mise en valeur qui doit assurer la pérennité et la transmission du
patrimoine. Pour cela la muséologie a renouvelé ses attitudes et créé un courant d’une
« nouvelle muséologie active» qui fait des évolutions spectaculaires dans le domaine de la
présentation des sites archéologiques.
S’inscrivant dans cette lignée de pensée, l’intérêt global de notre étude est la présentation
et la valorisation d’une partie de notre patrimoine archéologique et d’enrichir la base de
données actuelles sur les sites archéologiques. Ainsi, elle met en exergue un certain nombre
de problèmes relatifs à la lecture et l’interprétation de ce patrimoine archéologique.
L’objectif de cette initiation à la recherche est d’exploiter les évolutions de la nouvelle
muséologie, pour atteindre une bonne présentation des sites archéologiques qui sera à la fois
soucieuse des attributs de la conservation pour assurer leur durabilité et prend en charge les
exigences des publics dans toutes leurs diversités. L’appliquer sur le site archéologique de la
Pointe-Noire à Jijel, qui souffre aujourd’hui des difficultés de présentation et de conservation
en l’absence d’outil réglementaire efficient.