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Le patrimoine architectural islamique fait partie de l’ensemble des richesses patrimoniales de
l’humanité. Son apport à cette richesse est indéniable en raison notamment de sa qualité et de
sa répartition géographique qui part, des frontières de la Chine dans l’extrême-est aux côtes
atlantiques à l’ouest, et de l’Europe centrale au nord jusqu’au coeur de l’Afrique au sud.
Ce patrimoine demeure révélateur d’une ancienne civilisation qui a non seulement réussi à
éviter l’anéantissement, mais qui compte bien retrouver sa gloire d’antan édifiée par les
pionniers de l’Islam.
Parmi les nombreux monuments historiques qu’il englobe, les medersas, qui sont considérées,
et ce depuis leur apparition au Xème siècle, comme les plus importantes institutions du fait de
leur rôle éminemment stratégique dans la diffusion du savoir et des sciences religieuses et
expérimentales.
En Algérie, comme partout ailleurs où la religion islamique a imposé son règne, les medersas
ont marqué l’histoire. Et la medersa de Sidi El Kattani, réalisée durant l’époque ottomane
sous l’autorité de Salah Bey, est sans conteste l’une qui a assumé avec succès le
développement culturel et scientifique à Constantine, et même au niveau du territoire du
Beylik de l’est.
L’ensemble qu’elle forme avec la mosquée du même nom constitue un repère historique dans
le développement urbain de cette ville séculaire. Toutefois, malgré cette valeur historique,
esthétique et religieuse, la medersa a beaucoup perdu de son éclat à cause, du laisser-aller et
de la marginalisation.
Aujourd’hui, la revalorisation de ce site emblématique incombe à tout le monde, autorités,
associations et simples citoyens. L’opportunité offerte par l’événement de Constantine,
capitale de la culture arabe 2015, devrait être saisie pour revaloriser cet édifice ainsi que
l’ensemble du patrimoine historique et religieux qui a toujours constitué la fierté des
Constantinois. |
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