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La « ville durable » pose un diagnostic décrit les tendances métropolitaines les plus
installées : l’étalement urbain, la tripartition socio-spatiale, les mobilités… Ce constat est
largement partagé dans les sciences sociales. La géographie et la sociologie, entre autres,
dressent un bilan similaire. La métropole nous échappe, elle devient complexe à lire, difficile
à aménager. Cette proximité entre les deux diagnostics peut nourrit la rhétorique de la « ville
durable ».
Le discours fondateur de la ville durable trouve dans les bonnes pratiques des preuves
de sa pertinence en tant que projet. La bonne pratique et un lieu de rencontre-un couplage
entre le problème posé et la solution proposée. Ce discours fondateur trouve dans les
tendances métropolitaines matière à enjoindre et à condamner. Il devient de la sorte
doublement nécessaire : 1- il produit des effets attendus dans la bonne pratique ; 2-il ne
produit pas encore les effets attendus dans les métropoles qui continuent leur croissance, leur
fragmentation. Ce qui nous le rend encore nécessaire. Ces deux nécessités expliquent sa
reproduction, à l’identique, comme discours.
Comment sortir de cette reproduction, comment sortir de cette année zéro ? Comment
passer outre la preuve qui rend le discours crédible, et outre l’injection qui rend le discours
nécessaire ? C’est pour cette raison que la planification attend toujours le signal de sa
validation. |
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