Abstract:
Sur le plan archéologique, la ville de Constantine révèle des splendeurs
inégalées en l’occurrence de l’époque antique. L’architecture de l’époque est si
remarquable et soignée que beaucoup de témoins sont toujours conservées.
L’actuel aqueduc communément connu sous le nom « d’arcades romaines » en
est l’un de ces marqueurs de l’opulence et de la suprématie de l’antique Cirta.
Entre 1840-1900, des fouilles archéologiques et des explorations scientifiques
ont été effectués par les français sur le sol algérien. A partir de 1900, la
valorisation des monuments commence avec les chartes et les lois sur la
protection du patrimoine et on assiste aux premiers classements dont l’aqueduc
romain de Constantine qui bénéfice d’un classement avec une intervention de
réhabilitation entre 1837-1845, et une autre de consolidation entre 1934-1957.
Après l’indépendance, aucune opération de valorisation n’a eu lieu, alors que
des opérations d’urbanisation eurent lieu pour aboutir à une densification de son
périmètre de protection. Durant les années 90, un aménagement d’aires de jeu
qui n’auront aucun impact positif sur le monument et son environnement.
Cette situation désolante nous a motivés pour voir quelles sont les possibilités
de redynamiser ce périmètre tout en valorisant l’aqueduc. Grace à nos
recherches et analyses nous avons réussi à travers une conservation intégrée à
faire des propositions qui mettent en valeur le monument tout en le mettant au
service du public, améliorent les conditions de vie des citoyens et permettent
d’agrémenter tout le périmètre du monument