Abstract:
Les infections urinaires constituent un véritable problème de santé publique tant par leur fréquence que par leur difficuité
de traitement. Dans la présente étude, Nous mettons la lumière sur la bactérie la plus incriminée dans les infections urinaires, Escherichia
coli, chez les patients hospitalisés et ambulatoires. Parallèlement, en étudiant leurs phénotypes de résistance aux différents antibiotiques
à l’aide de la méthode classique d’antibiogramme. Nos résultats ont montré 8124 ECBU ont été réalisé dans le service de microbiologic
durant l'année 2017 dont 1253 sont positives (15.42%) dont 799 chez les patients hospitalisés soit 63.74% et 36.23% chez les malades
traités en ambulatoires. Parmi les patients présentant une infection urinaire, nous avons noté une inégalité dans la répartition des IU entre
les deux sexes, les femmes ont beaucoup plus tendance à avoir des infections urinaires que les hommes. En plus, nous avons constaté
1374 cultures contaminées donc un pourcentage de 16.91%. En comparant les cultures contaminées chez les deux sexes, on trouve
une prédominance féminine (73.29%). En revanche, on a retrouvé une fréquence de 49.81% pour les souches d* Escherichia coli isolées,
dont sa fréquence dans les traitements ambulatoires (64.53%) est supérieure à celle obtenue chez les malades hospitalisés {49.81%).
D’un autre côté, nous avons remarqué que le profil de sensibilité /résistance aux différents antibiotiques cst presque le même entre
les deux sexes. Les résultats obtenus nous montrent que la majorité des cas testés sonl résistants à l’amoxicilline. Concernant
les aminosides, l’Escherichia coli apparait moyennement résistante à l'action de Gentamicine et totalement sensible à l’'Amikacine.
On cite aussi que E. coli a développé une résistance importante aux antibiotiques de la famille des P-lactamines : la ticarcilline,
la cefazoline (53.40%) (Céphalosporine de 1“° génération). Par contre, on a remarqué une résistance moindre à un autre antibiotique
de ia même famille, le céfotaxime (16.39%) (Céphalosporine de 3°™ génération). Néanmoins, des antibiotiques restent trés efficaces sur
le plan thérapeutique de cette infection causé par ce germe : fosfomycine (acide phosphonique), colistjne (Colistiméthate sodique :
polypeptide de la famille des polymyxines, groupe des polymyxines E), nitrofurantoine (nitrofurane), imipenem et ertapenem (betalactamines).
À l’exception de I'imipenem et l’ertapenem qui seront préconisés dans les stades ultimes, les antibiotiques sensibles pouvant
être prescrits comme des alternatives thérapeutiques dans les IU à £ coli. En revanche, nous avons constaté que dans chaque service,
l’E.coli a développé une résistance particulière à un antibiotique en comparaison avec les autres. Citant : Pédiatrie (Céfazoline),
Hématologie, Oncologie et Radiothérapie (Gentamicine), les services médicaux (Céfazoline), les urgences médicales et centre des brulés
(Céfazoline), les services de chirurgie (Bactrim). Alors que, dans les traitements ambulatoires, l’antibiotique concerné est le Bactrim.