Abstract:
La prévalence des dysthyroïdies chez la jeune femme demeure non encore suffisamment
connue dans notre population.
L’objectif de notre étude est de déterminer la prévalence des dysthyroïdies chez une
population adulte jeune comprenant 40 femmes.
Nos avons mené à cet effet, une étude prospective a visée descriptive chez une population
estudiantine de jeunes femmes présumées saines dont la moyenne d’âge était de 24.35 —1.33 ans
avec des extrêmes allant de 23 à 30 ans.
Toutes les femmes avaient rempli un questionnaire contenant touts les renseignements
nécessaires à l’étude et ont bénéficié d’un bilan biologique incluant notamment la fT4, fT3 et la
TSH.
Selon nos résultats, la répartition de notre population selon lIMC montre que : 5% de nos
sujets avaient un IMC inférieur à 18 kg/m? (maigres), 75% avaient un IMC entre 18 et 25 kg/m?
(mormale), 15% avaient un IMC entre 25 et 30 kg/m? (en surpoids) et 5% avaient un IMC
supérieur à 30 kg/m? (obèse).
En ce qui concerne les antécédents familiaux, 25 (62.50%) soit la majorité n’ont rapporté aucun
antécédent familial, seulement 15 (37.50 %) ont des membres de leur famille atteints d’une
affection thyroïdienne tandis que pour les antécédents pathologiques personnels, (2.50%) avaient
une pathologie sous jacente représentée par le diabète de typel.
Les résultats des dosages hormonaux ont révélé un taux moyen de TSH égale à 1.9413 +0.8824
wUl/mi, tout nos 40 sujets présentaient des taux normaux de TSH et étaient donc en euthyroïdie
, le taux moyen de la T4 était égale à 12.5263 =1 .7540 ng/di, et toute notre population d’étude
avait des taux de T4 dans les normes, le taux moyen de la T3 était égale à 5.0568 +6.7822 pg/ml ;
parmi nos sujets, 1.6% avaient un taux de T3 inferieur aux normes, 0.8% un taux de T3
supérieurs aux normes et 97.6% des taux normaux.
Selon ces résultats aucune dysthyroïdie n’a été retrouvée dans notre population d’étude.
D'autres études devraient être menées dans les autres tranches d’âge pour déterminer la
prévalence réelle des dysthyroïdies dans notre population. Ces études doivent êtres
multicentriques pour prendre en compte les distributions régionales du statut en iode qui est un
élément déterminant du statut thyroïdien.