Abstract:
L'infection urinaire se définit par la colonisation bactérienne des voies urinaires selon les
critères de KASS élargis par d’autres sociétés savantes. Elle est l’infection la plus fréquente
quel que soit l’âge. Le diagnostic de l’infection urinaire repose sur l’ECBU, avec la mise en
évidence de la bactérie responsable, et l’étude de sa sensibilité à différents antibiotiques
(antibiogramme). Notre étude rétrospective a concerné 6850 ECBU adressés au laboratoire
de Microbiologie de CHUC de la part des patients ambulatoires et hospitalisés, sur une
période d’un an allant de 1# Janvier jusqu’au 31 Décembre 2015. 1396 ECBU ce sont révélés
positifs, soit un pourcentage de20.38%, elle avait l’objectif de déterminer l’épidémiologie de
groupe KES, responsable d’IU et évaluer le niveau de résistance des bactéries de groupe vis- à
-vis des antibiotiques utilisés. Au terme de travail Je groupe KES vient en 2% place
(24.77%) dont Klebsiella spp 18.83% Entérobacter spp 5.55% et Serratia spp 0.39%,avec
une prédominance féminine pour Klebsiella spp (55-74% vs 44.26%), masculine pour
Serratia spp ( 80 % vs 20% ) €l presque une égalité pour Entérobacter spp(51.39 % vs
48.61%),ainsi que la tranche d’âge la plus affectée se situe entre 15et 65 ans. Notre étude
montre un taux de résistance élevé et croissant de groupe KES aux C3G (45.99 %) et aux
fluoroquinolones (34.88%) par contre la Fosfomycine (4.26%) et l’imipenème (1.04%)
gardent une excellente activité sur le groupe KES. La surveillance de l’usage des antibiotiques
et le respect des recommandations d’antibiothérapie de première intention semble utile dans la
maitrise de la résistance de groupe KES aux antibiotiques.