Abstract:
Certaines infections bactériennes, virales et parasitaires survenant chez une future maman ou
lors de la grossesse, peuvent avoir des conséquences pour le feetus: avortement précoce ou
tardif, embryopathie avec malformations, feetopathic avec atteintes viscérales ou retard de
croissance, accouchement prématuré, infection néonatale immédiate ou retardée (post-natale).
Parmi ces maladies, nous citerons la syphilis, la rubéole, la toxoplasmose et l’hépatite virale
B. Pour prévenir ces pathologies, avant ou au tout début de la grossesse, un certain nombre
d’analyses sérologiques sera prescrit. Il s’agit du bilan prénuptial et prénatal.
L’examen prénuptial est un examen médical obligatoire avec analyses sérologiques pour les
deux futurs époux avant tout mariage civil.
Le bilan prénatal lui doit être pratiqué le 1” trimestre de la grossesse en vue de détecter ou de
prévenir in utéro chez l’embryon ou le feetus une affection d’une particuliére gravité.
Les objectifs de ce travail sont les suivants :
- D’établir la place qu’occupe le bilan prénuptial dans le couple.
- De déterminer si le suivi des grossesses est conforme.
- De déterminer la conformité des bilans demandés.
Notre étude à porté sur une population de cent deux femmes : quatre-vingt-dix-sept femmes
enceintes et cinq futures mariées. Ces femmes se sont présentées pour faire des bilans au
niveau du laboratoire de l’Institut Pasteur D’Algérie, annexe de Constantine durant la
période allant du 11 Février au 11 Avril 2016.
Nos résultats montrent que parmi les gestantes, seules 44,33 % des femmes interrogées ont
fait leurs bilans prénuptiaux. 55,67% considérent cette étape comme une simple formalité
administrative. 10,31% des femmes ont même eu des bilans fictifs, c’est-à-dire des certificats
délivrés par le prescripteur sans diagnostic sérologique préalable.
D’autre part, 51,16% des gestantes ayant fait le bilan prénuptial n’ont pas gardé les résultats
de leurs sérologies et 46,03% des gestantes multipares se sont présentées à la consultation et
ont avouées n'avoir pas gardé les sérologies antérieures.
Ces résultats démontrent le peu d’importance qui est accordée à ces examens, il existe aussi
un écart entre les recommandations des autorités sanitaires et la pratique pour les deux types
de bilans, mettant ainsi leur conformité en jeu, notamment un défaut de dépistage de la part
des femmes participantes pouvant entrainer malheureusement des conséquences pour le foetus.
1l est donc indispensable que la pratique de ces bilans soit rigoureuse pour que la santé des
mamans et des futurs bébés soit préservée.