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La problématique de l’observance médicamenteuse est une question cruciale pour
améliorer la prise en charge thérapeutique des patients atteints de maladies chroniques.
Il est important de la préparer dès les premiers contacts avec le patient, puis de la
consolider tout au long du suivi.
L’objectif de notre travail est d’évaluer le niveau de connaissance et d’observance
du traitement chronique du patient diabétique (type 1 et type 2) et l’impact de
l’autosurveillance glycémique sur l’amélioration de qualité de vie de ce dernier au
niveau du service de médecine interne CHU et du centre du diabète Belle Vue
Constantine et de rechercher les facteurs liés à une mauvaise observance et les freins
associés à l’autosurveillance glycémique chez les patients diabétiques.
Il s’agit d’une étude transversale descriptive qui s’est déroulée au niveau du
service de médecine interne CHU et du centre du diabète Belle Vue Constantine
incluant 240 patients durant une période de 4 mois. Le recrutement a eu lieu
essentiellement au niveau du centre de consultations spécialisées. Les informations ont
été recueillies sur une fiche par un interrogatoire minutieux
L’observance a été évaluée à l’aide du questionnaire de Morisky qui comporte 8
questions auxquelles le patient doit répondre par oui ou non. Ce test permet de définir
des patients ayant une bonne observance, ceux ayant un minime problème d’observance
et ceux ayant une mauvaise observance.
L’autosurveillance du patient a été évaluée par une série de questions en basant
sur le nombre de l’utilisation de l’autotest par jour (diabète insulinodépendant) et/ou par
semaine (diabète non insulinodépendant).
Les facteurs de mauvaise observance et les freins de l’autosurveillance
glycémique chez les patients diabétiques ont été recherchés en analyse univariée.
L’âge moyen des patients était de 49 ans avec les extrémes de 4 et 85 ans, 73.8%
était de type 2. La durée moyenne du diabète est de 8. L’HbAlc moyenne était de
8,07%.
Une bonne observance a été retrouvée pour 24,6% des patients, un minime
problème d’observance pour 44,2% et une mauvaise observance pour 31,3%. La
mauvaise observance était associée à La glycémie postprandiale et les complications.
Notre étude a montré que 97,1% des patients surveillent leurs glycémies. Les
facteurs qui freinent l’autosurveillance glycémique sont la présence des effets
indésirables, la prévalence de l’HTA et l’âge.
Le faible taux d’observance retrouvé dans notre étude par rapport aux donnés de
la littérature suggère à tous les acteurs de la santé que des efforts doivent être entrepris
pour améliorer l’observance thérapeutique
Des efforts sont encore à faire en termes d’information et d’éducation
thérapeutique où Le rôle du pharmacien est majeur dans la délivrance des autotests. |
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