Abstract:
Le cancer du sein est un véritable problème de santé publique. II représente le premier cancer
de la femme à travers le monde et également en Algérie.
Il sagit dune étude rétrospective sur dossiers de patientes traitées pour un cancer du sein au
niveau du service d'oncologie-radiothérapie au Centre Anti Cancer au CHU Ibn Badis
Constantine. Notre travail a porté sur 230 patientes présentant un cancer du sein, dont 85
étaient des femmes jeunes de 45 ans et moins, sur une période dune année allant de Janvier à
Décembre 2016. Nous avons abordé les aspects épidémiologiques, cliniques, paracliniques,
thérapeutiques et les facteurs pronostiques.
La fréquence du cancer du sein chez la femme jeune était de 36,96%. La tranche d'âge la plus
touchée était comprise entre 41 et 45ans. La moyenne d'âge était de 36 ans avec des extrêmes
de 27 et 45ans. Lorigine des patientes est dominée par l'est algérien, avec une prédominance
de la wilaya de Constantine avec un taux de 37,65%.
68,24% de nos patientes r’étaient pas ménopausées au moment du diagnostic. Néanmoins, la
prise de contraceptifs est retrouvée dans 54,55% des cas. Parmi les antécédents personnels la
notion dadénofibrome qui était rapportée dans 4.71% des cas, tandis que les antécédents
familiaux de cancer du sein étaient retrouvés chez 39,76% des cas.
Sur le plàn clinique, le délai moyen de consultation était de 12,5. L'autopalpation dun nodule
isolé était le motif de consultation le plus fréquent avec un taux de 71,80%, avec une atteinte
prédominante du sein gauche dans 55,29% des cas et la localisation du nodule au niveau du
quadrant supéro-externe était de 31,76%. La taille du nodule la plus fréquente était comprise
entre 20 et 50 mm avec un taux de 58,14%. Les adénopathies axillaires étaient retrouvées
chez 38,82% des patientes.
Sur le plan paraclinique, la mammographie avait objectivé une opacité suspecte dans 43,37%
des cas avec une prédominance de lACR 5 avec un taux de 50%. Le type histologique le plus
fréquent était le carcinome canalaire infiltrant (CCI) avec un taux de 76,19%. Le grade SBR
HI était le plus fréquent avec un taux de 50%. Les récepteurs hormonaux étaient positifs dans
71,43% des cas et THER2 surexprimé dans 28,57%. Chez 90,57% de nos patientes le Ki67
était moins ou égale à 40%.
Sur le plan thérapeutique, 97,65% ont bénéficié dun traitement chirurgical type Patey dans
93,98% des cas avec un envahissement ganglionnaire dans 65,38%. La radiothérapie était
délivrée chez 87,06% des patientes et la chimiothérapie prescrite chez 85,88% de nos malades
dont 9,59% néo-adjuvante et 90,41% adjuvante avec prédominance du protocole FEC/T.
L’hormonothérapie était indiquée chez 40% des patientes ayant des récepteurs hormonaux
positifs et la thérapie ciblée de type Trastuzumab chez 15% des cas surexprimant FHER2.