Abstract:
Le tube digestif de l’homme peut être colonisé par divers parasites. Cette situation assure la
pérennité du cycle de transmission de ces derniers. Majoritairement liés au péril fécal, seul
certain parasites sont pathogènes pour l’homme.
Objectif : notre travail rétrospectif se propose d’évaluer la prévalence du parasitisme digestif
chez des sujets symptomatiques et asymptomatiques adressés au laboratoire de parasitologiemycologie.
Matériels et méthodes : il s’agit d’une étude épidémiologique rétrospective, descriptive et
analytique portant sur une population de patients symptomatiques et asymptomatiques orientés
dans notre laboratoire pour examen parasitologique des selles durant la période allant de Janvier
2014 à Décembre 2015.
Chaque échantillon a bénéficié d’un examen macroscopique et microscopique associé à des
techniques de colorations (Lugol, Merthiolate lode Formol : MIF et MGG) et de concentration
(Bailenger et Ritchie).
Résultats : parmi les 3396 échantillons de notre étude, 634 se sont avérés positifs soit 18,66%.
Les protozoaires intestinaux étaient observés chez 93,54%. Les helminthes n’ont été retrouvés
que chez 6,46% de cas. Blasrocystis sp était mis en évidence chez 171 patients suivi du parasite
Endolimax nanus. Enterobius vermicularis était lc nématode fréquemment diagnostiqué.
Selon le sexe, une prédominance masculine était notée. Concernant leurs âges, la plupart des
sujets positifs étaient des adultes.
Conclusion : l’épidémiologie des parasites intestinaux est liée au péril oro-fécal, ce qui explique
que les pays en voir de développement comme le notre sont les plus concernés. La fréquence de
ces parasites chez les sujets asymptomatiques ainsi que les manipulateurs de denrées alimentaires
nous incite à mettre en évidence une stratégie adéquate de prophylaxie et d’hygiène individuelle
et collective pour diminuer la prévalence de ces parasites.