Abstract:
Depuis quelques années, les pratiques de modifications corporelles, notamment les
tatouages, se sont banalisées dans la société, surtout auprès des adolescents, alors qu’elles
étaient considérées comme un signe de marginalité par les générations précédentes. Les
techniques et les significations du tatouage ont donc su évoluer à travers les siècles.
Avec ce nouvel engouement pour ces pratiques, il est utile d’informer sur les risques
toxiques, allergiques, infectieux viraux et bactériens encourus et sur les complications
consécutives à un tatouage réalisé dans un défaut d’hygiène et d’asepsie. -
En Algérie le henné est la forme du tatouage la plus utilisée auquel on ajoute souvent la
PPD ; une amine aromatique utilisée par les femmes dansun but cosmétique comme teinture
capillaire noire ou adjuvent de henné. Elle entraine des réactions allergiques après application
cutanée. Absorbée par voie orale, elle a une toxicité systéquue considérable même à très
faible dose, cela se manifeste d’abord par un oedème cervico-facial et une macroglossie
amenant un syndrome asphyxique rapidement fatal en l’absence de prise en charge médicale.
Le but de notre travail s’inscrit dans le cadre de sensibilisation du grand public vis avis de
l’utilisation de cette molécule. Nous avons entrepris unc étude analytique impliqaant une
analyse qualitative de PPD dans 9 marques de henné commercialisées sur le marché de
Constantine.
Dans un premier lieu, on a réalisé une étude qualitative de la PPD par des méthodes
physicochimiques. Dans un second lieu, on a effectué une étude in vivo pour évaluer l’effet
sensibilisant et allergisant de cette molécule (PPD).
Le pharmacien, en tant qu’acteur de santé publique, peut jouer un rôle d’information sur
les risques et conseiller sur les soins à apporter au tatoùage.