Abstract:
Les infections urinaires associées aux soins représentent environ 30 à 40% des infections associées aux soins
(1A8) et sont essentiellement en rapport avec le sondage vésical. Elles constituent un véritable probième de
santé publique en raison de la surmortalité, le surcoût et le réservoir de bactéries multirésistantes quelles
représentent.
L’objectif de notre étude menée au'nivean du laboratoire de bactériologie de la clinique d’urologie néphrologie
et de transplantation rénale EHS Daksi Constantine est de connaitre les principaux facteurs de risque,
l’épidémiologie locale et d’évaluer le niveau de résistance aux antibiotiques des germes isolés au cours des
TUAS en urologic.
Sur 260 ECBU analysés 78 sont positifs appartenant a 60 patients avec un sexe ratio de3.1 H/F, une moyenne
d'âge de S8ans. Les principaux facteurs de risque déterminés sont : les manoeuvres diagnostiques et
chirurgicales sur l’appareil urinaire (47%), l’âge avancé (43%), le sondage urinaire (33%) et le sexe féminin
(30%).
Parmi les germes isolés : klebseilla spp occupe la premier place (25%) suivi par E.cofi (16%), Pseudomonas
aeruginosa (14%) ,Enterocoque sp (14%) et les levures(11%).Pour la résistance aux antibiotiques 62.5% des
entérobactéries sont résistantes aux céphalosporine de troisième génération et 54% a la ciprofloxacine ;aussi
des taux de résistances non négligeables sont observés avec les souches de pseudomonas aeruginosa : 54% de
résistance à l’imipenème et 62% à la Ciprofloxacine.
L’IUAS en urologie se distingue par son écologie microbiennes multi résistante aux antibiotiques. Leur
prévention doit être un objectif pour tous.