Abstract:
Le terme d’infection urinaire regroupe un ensemble hétérogène d’infections de l’un des
constituants du tractus urinaire ou de ses annexes. Le diagnostic de l’infection repose sur
l’ECBU, par la mise en évidence de la bactérie responsable et l’étude de sa sensibilité aux
antibiotiques (antibiogramme). Le but de ce travail a été de connaitre la place des BGN parmi
les agents uropathogènes et leur résistance aux antibiotiques. Notre étude rétrospective a
concerné 1663 ECBU adressés au laboratoire de microbiologie de CHU Constantine des
patients en ambulatoire durant l’année 2016. Les ECBU positifs sont de l’ordre de 345 soit
20,74%. Les micro-organismes isolées ont été pour la plus part des BGN (92.75%) dont les
Entérobactéries représente 93,44% des BGN, E. coli représente seul une proportion de
52,75% suivi par Klebsiella spp(17.68%). La fréquence de cette infection était plus élevée
chez les femmes (66.08%) que chez les hommes (33.91%), ainsi que chez les malades d’âge
> 50 ans (52.58%). Notre étude montre un taux de résistance élevé et croissant d’Æ. coli :
81.87% à l’Amoxicilline, 35.03% au Cefazoline, 13.33% au Cefotaximé, 0% à l’Imipénème,
11.90% à la Nitrofurantoine et 4.84% à la Fosfomycine. Les taux de résistance de Klebsiella :
70.49% à l’Amoxicilline-clavulanate, 52.45% à la Cefazoline, 38.33% à la Cefotaxime et
15.38% à la Fosfomycine. On note l’émergence des souches multi résistantes d’origine
hospitalière en milieu communautaire. La surveillance de l’usage des antibiotiques et le
respect des recommandations d’antibiothérapie de première intention semble utile pour la
maitrise de la résistance des BGN aux antibiotiques.