Abstract:
L’infection urinaire constitue une préoccupation en pratique, par sa fréquence, sa morbidité
et par l’évolution de la résistance des germes, Son diagnostic repose sur l’examen
cytobactériologique (ECBU), avec la mise en évidence de la bactérie responsable, et Pétude
de sa sensibilité à glfferems antibiotiques.
Notre étude menée au niveau du laboratoire de microbiologie de la clinique d’urologie
néphrologie et de transplantation rénale EHS DAKSI Constantine vise à établir le profil
épidémiologique et bactériologique de l’infection urinaire, ainsi que le profil de résistance des
germes isolés.
Sur un total de 3335 ECBU analysés, 519 sont positif appartenant à des patients externes
(64.91%) et hospitalisés (35.09%), avec un sexe ratio de 0.96h/f et une moyenne d’âge de
S0ans.
Les germes responsables sont surtout les bacilles à Gram négatif (78.356%), dominés par les
entérobactéries (74.70%) en particulier : Escherichia coli 49.69%, suivi de Klebsiella spp
(20.16 %), d’autres BGN ont été isolés, notamment Pseudomonas spp (9.18%), Les cocci à
Gram positif, quant à eux, ont représenté 13.76% de l’ensemble des gefmes isolés dominés
par les Streptocoques spp (41.86%). Les levures (candida spp), quant à elles, viennent en
troisième place (7.68%). ;
On a noté une résistance accrue des entérobactéries vis-à-vis des différentes familles
d’antibiotiques qui ont été largement prescris notamment les Fluoroquinolones et les
béta-lactamines. Aussi des taux de résistance élevés sont observés avec les souches de
Pseudomonas spp.
La résistance des bactéries isolées aux antibiotiques usuels, mise en évidence dans notre
étude, montre l’intérêt du suivi de l’évolution de l’écologie bactérienne et du profil de
résistance. Ces résultats suggèrent la nécessité de la gestion de la prescription des
antibiotiques, tout en adaptant l’antibiothérapie à l’antibiogramme, au patient et à son
environnement.