| dc.description.abstract |
La toxoplasmose est une coccidiose contagieuse, cosmopolite et fréquente. Elle
est souvent bénigne chez l’immunocompétent mais grave dans sa forme congénitale et
chez l’immunodéprimé. A travers cette étude, rétrospective et descriptive, nous avons
voulu calculer le taux de séroprévalence ainsi que les caractéristiques des paramètres
habituels (âge, sexe, signes cliniques...) chez les patients adressés pour un
sérodiagnostic de toxoplasmose; pour cela, nous avons exclu les femmes gestantes
adressées pour un dépistage et/ou un suivi sérologique de cette affection et exploité les
fiches de renscignements cliniques, depuis janvier 2011 à décembre 2016, de tous les
autres malades; les données nécessaires ont été recueillies et traitées sous Microsoft
Office Excel 2007. -
La population retenue pour cette étude représente moins du dixième de l’effectif
global adressé pour sérodiagnostic de toxoplasmose. Les adultes représentent plus des %
de cet effectif et le sexe féminin prédomine trois fois plus que le masculin. Durant les
dernières années, les demandes ont augmenté pour les nouveau-nés, les nourrissons et
les sujets âgés témoignant d’une plus forte demande pour ces tranches d’âge. La
répartition globale selon l’âge se présente sous l’allure d’une courbe normale, en cloche,
avec un pic au niveau de « l’adulte jeune ». Le taux de séropositivité augmente avec
l’âge et varie de 0,33 chez le nourrisson à 0,84 chez le sujet âgé; il est de 52,96% en
moyenne et le sex-ratio est de 1,04 soulignant l’équivalence du risque de contamination
dans les deux sexes. L’adénopàthie représente le signe clinique le plus exprimé suivi du
bilan de santé (avec de plus en plus de cas de bilans pour greffes rénales). Chez le
nouveau-né et le nourrisson les problèmes de séroconversion maternelle, de
malformations... sont les plus mentionnés alors que chez l’adulte on retrouve des signes
peu appropriés (avortements répétés, stérilité, fibrome, kyste thyroidien...) qui ne
justifient pas la demande d’un sérodiagnostic de toxoplasmose et trahissent une
méconnaissance de cette parasitose.
Aussi il serait utile de mieux faire connaitre cette pathologie auprés du personnel
de santé par des séances de formation continue. Une standardisation des résultats
sérologiques, à travers l’homogénéisation des techniques, la détermination et le respect
des seuils de positivité, contribuera certainement à une diminution des ambiguités liées
aux problèmes d’interprétation. |
en_US |