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Introduction : Le soulagement de la douleur postopératoire est l’une des priorités majeures pour les
médecins anesthésistes. Il existe plusieurs protocoles analgésiques à proposer : l’analgésie
médullaire et PCA morphine. Ces derniers ne sont pas couramment généralisés en Algérie. Nous
pouvons noter en particulier qu’au sein de notre structure, la majorité des patients souhaitent une
analgésie au cours de la période postopératoire. Il est important de comparer les caractéristiques de
chacune de ces méthodes en termes de soulagement de la douleur, de répercussions sur la
réhabilitation postopératoire et les effets secondaires qu’elles peuvent engendrer.
Objectifs : Le but de la présente étude est de comparer la qualité de soulagement de la douleur entre
les différents techniques telles que mesurée par le score EVA, de comparer l’incidence des
complications majeures entre ces techniques, et aussi d’évaluer l’incidence des effets indésirables.
Matériel et méthode : Notre étude a été prospective mono centrique et comparative. Elle s’est
déroulée dans le service de chirurgie générale de L’HMRUC. Les patients sont randomisés en trois
groupes. Le Groupe 1 a bénéficié d’une PCA : l’analgésie débute en postopératoire par la titration
de morphine en SPSS, puis branchement de la Pompe PCA. Le Groupe 2 a bénéficié d’une
péridurale continue : l’analgésie débute en per opératoire par l’injection en péridurale au moment
de la fermeture ; la perfusion péridurale continue est débutée en postopératoire immédiat. Le
Groupe 3 a bénéficié d’une PCEA comme pour le groupe 2 : l’analgésie commence en per
opératoires ; la PCEA est mise en place en postopératoire.
Résultats : Le score EVA au repos a été toujours inférieur à 4 avec un score maximal atteint à H24
heures. Les scores EVA les plus bas ont été enregistrés dans le groupe PCEA. Il existe une
différence statistiquement significative en faveur du groupe PCEA. On remarque qu’en moyenne
l’analgésie est médiocre à l’effort dans les trois groupes puisque les moyennes des scores de douleur
se situent toutes au-dessus de 4 sur EVA. Il existe une différence statistiquement significative en
faveur de la supériorité du groupe PCEA. Les effets secondaires sont significativement plus élevés
dans le groupe PCA. On remarque qu’en moyenne il existe une différence significative concernant
la consommation du paracétamol entre les trois groupes (PCA>PC>PCEA). La consommation
moyenne en morphiniques et anesthésiques locaux est significativement plus élevée dans le
groupe 2 (PC>PCEA)
Discussion : Dans notre étude, les trois techniques analgésiques procurent une analgésie
satisfaisante au repos puisque l’EVA est inférieure à 4. La PCEA offre une épargne en
anesthésiques locaux et en morphiniques, tout en offrant une qualité d’analgésie supérieure à la
péridurale thoracique continue et la PCA. Nos résultats sont en faveur de l’utilisation de la PCEA
puisqu’elle a permis d’améliorer la qualité d’analgésie tout en diminuant la consommation totale en
morphinique et en anesthésiques locaux.
Conclusion : La PCA est la technique la plus facile à mettre en place, mais elle expose à des effets
indésirables. Elle peut être intéressante chez les sujets jeunes ASA I et en cas de chirurgie non
délabrant. La péridurale thoracique donne plus de difficultés techniques, mais elle offre une
analgésie efficace notamment à l’effort. Elle peut être proposée pour les sujets ASA III. |
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