Abstract:
La croissance urbaine en Algérie emprunte aujourd’hui des formes nouvelles caractérisées par une
extension démesurée des agglomérations entraînant une grande consommation de l’espace.
Constantine à l’instar des autres grandes villes algériennes a connu ces dernières décennies un
accroissement de population très élevé qui s’est caractérisé par un développement urbain très
important.
Une fois son site consommé, Constantine sort de son périmètre et oriente sa croissance sur quatre
pôles situés à sa périphérie immédiate dans un rayon ne dépassant pas une vingtaine de kilomètres.
Il s’agit des villages d’El Khroub, de Ain Smara de Hamma Bouziane et de Didouche Mourad.
Accentués par l’introduction d’unités industrielles d’envergure, ces nouveaux pôles d’accueil
villageois, bien structurés jusque là, ont vu leurs noyaux se désagréger suite à un très grand
déferlement humain et une urbanisation qui leur est étrangère et de surcroît, mal maîtrisée en raison
de l’absence de plans de développement plus cohérents et globaux.
L’analyse du cas de la ville d’El Khroub est révélatrice à plus d’un titre de ces mutations spatiales
et morpho-fonctionnelles, qui sont à rapprocher d’abord de la nature des besoins qui les relient à la
métropole constantinoise toute proche, et aussi de son évolution interne laquelle possède néanmoins