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Constantine ville des sciences, abrite trois grandes universités et un nombre considérable
d’infrastructures de formation et de recherche scientifique prend de l’ampleur. La majorité de
ses infrastructures scientifiques situées sur un axe de 14 km est due à un étalement urbain
incontrôlé et non organisé. Cela présente un des enjeux majeur de l’architecture et
l’urbanisme. Dans ce cadre je propose un projet baptisé la planète cybernétique. Il s’agit d’un
technopole équipé d’un centre de formation et de recherche en cybernétique et un incubateur
des entreprises regroupés autour d’un espace baptisé le continuum scientifique. Ce dernier sert
d’articulation entre les trois composantes du projet et aussi, entre les trois grandes universités
de Constantine. Cette étude entre dans le cadre de développement d’un projet de fin d’étude
en architecture sous le thème « Quand l’architecture futuriste devient le support d’un system
de formation complexe ». Il s’agit d’une anticipation du devenir de l’image de l’architecture
futuriste à l’ère du numérique et de la cybernétique pour un système de formation complexe
basé sur la pluridisciplinarité et la transdisciplinarité.
Comme l’emplacement de ce genre de projet futuriste est capital pour esquisser l’image de
marque de la métropole de Constantine, le quartier de Zouaghi pourrait être le contexte idéal
pour le projet. L’existence de la ligne du tramway comme moyen de liaison entre les trois
universités permet au projet d’être pris en compte dans un processus de régénération urbaine
que connaitra le quartier au court et au moyen terme. Le continuum scientifique traversé par
le tramway, ouvert au publique, crée un méso-environnement à l’intérieur du projet favorisant
les contacts, les échanges et la mixité sociale entre les différents usagers de la planète
cybernétique (les étudiants, les chercheurs, les développeurs et les habitants du quartier).
La forme complexe proposée pour le projet résulte d’une combinaison de quatre styles
architecturaux : le déconstructivisme, l’architecture fluide, la conception rhizome et
l’architecture virtuelle. Elle est déduite à partir d’une trame géométrique à base d’une unité de
forme hexagonale en mouvement selon une logique fractale créant un désordre organisé, pour
aboutir à des caractères définis au préalable selon un raisonnement philosophique. Les
caractères sont : l’illusion, la confusion, l’exubérance, et l’immersion servent à faire prolonger
l’utilisateur dans un monde virtuel futuriste où l’usage et la pratique de l’espace sont
tributaires des innovations technologiques. En focalisant le caractère futuriste dans le mésoenvironnement et l’espace extérieur, les espaces intérieurs sont développés de barre en
rhizome leur concédant un aspect formel simplexe et fonctionnel. Un système structurel est
proposé dans le même contexte philosophique du projet créant ainsi une illusion, que les blocs
rhizome flottent dans le vide. Le concept de l’illusion est d’avantage développés en utilisant
des panneaux miroirs sur les différentes facettes des blocs rhizome créant ainsi un univers
virtuel à l’intérieur du continuum scientifique.
Dans la mesure où le projet futuriste est nécessairement un projet respectueux de
l’environnement, des mesures et des dispositions pour le contrôle et la maitrise de la qualité
des ambiances environnementales sont prévues. L’organisation du projet en blocs rhizome
suspendus permet l’éclairage est la ventilation naturelle de tous les espaces. |
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