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Le tabagisme est la plus importante épidémie évitable à laquelle sont confrontés les
professionnels de la santé et de la population mondiale. Selon les dernières estimations de
l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il existe plus d'un milliard de fumeurs dans le
monde, soit 22,3% de la population mondiale, et plus de 80% d'entre eux vivaient dans les pays
à revenu faible ou intermédiaire dont l’Algérie. Pour étudier le problème de l'intoxication
tabagique chez les fumeurs et les aidés à arrêter la consommation de ce produit, il faut mesurer
des marqueurs du tabagisme dans les milieux biologiques. On distingue deux types des
marqueurs biologiques spécifiques comme la nicotine et non spécifiques tel que le thiocyanate
qu'il est produit à partir du cyanure d'hydrogène et des nitriles formé lors de la combustion du
tabac. L’objectif de notre étude est d’évaluer le taux des thiocyanates salivaires et urinaires chez
les fumeurs actifs et passifs. Pour répondre à cet objectif nous avons réalisé un dosage ces
derniers par méthode spectrophotométrique après validation de la technique selon le protocole
de validation du SFSTP 2006.113 volontaires ont participés à l’étude dont 57 fumeurs et 56
fumeurs passifs. La méthode est linéaire sur un intervalle de concentration de 0,05g/L à 0,4g/L.
La limite de quantification de cette technique est estimée de 0.04g/L. Le taux moyen des
thiocyanates salivaires chez les fumeurs actifs est de 0,20 ± 0,12 g/L. Ce taux augmente avec la
durée de consommation p =0,000(p<0,005) et le nombre de cigarette consommé p =0,011 (<
0,05). Alors que le taux moyen de thiocyanates urinaires chez les fumeurs actifs de notre étude
est de 0,10 ± 0,13 g/L. Chez les fumeurs passifs, la concentration moyenne des thiocyanates
salivaires est de 0,09 ± 0,08 g/L et urinaires est de 0,10 ± 0,09 g/L. Les concentrations des ions
de thiocyanate urinaires et salivaires qui sont des biomarqueurs non spécifiques du tabagisme
mais peuvent être moyen pour mesurer la réponse du fumeur à la thérapie anti-tabagique.
Smoking is the most significant preventable epidemic faced by healthcare professionals and the
global population. According to the latest estimates from the World Health Organization
(WHO), there are over one billion smokers worldwide, accounting for 22.3% of the global
population, with over 80% of them living in low- or middle-income countries, including
Algeria. To study the issue of tobacco intoxication in smokers and help them quit smoking, it
is necessary to measure smoking biomarkers in biological samples. There are two types of
specific biological markers, such as nicotine, and non-specific markers, such as thiocyanate,
which is produced from hydrogen cyanide and nitriles formed during tobacco combustion. The
objective of our study is to evaluate the levels of salivary and urinary thiocyanates in active and
passive smokers. To achieve this objective, we performed spectrophotometric measurements
after validating the technique using the SFSTP 2006 validation protocol. A total of 113
volunteers participated in the study, including 57 active smokers and 56 passive smokers. The
method showed linearity within a concentration range of 0.05g/L to 0.4g/L, with a limit of
quantification estimated at 0.04g/L. The average level of salivary thiocyanates in activesmokers
is 0.20 ± 0.12 g/L. This level increases with the duration of consumption (p = 0.000, p
< 0.005) and the number of cigarettes smoked (p = 0.011, p < 0.05). The average level of urinary
thiocyanates in active smokers in our study is 0.10 ± 0.13 g/L. In passive smokers, the average
concentration of salivary thiocyanates is 0.09 ± 0.08 g/L, and urinary thiocyanates is 0.10 ±
0.09 g/L. The concentrations of urinary and salivary thiocyanate ions, which are non-specific
biomarkers of smoking, can serve as a means to measure the smoker's response to anti-smoking
therapy. |
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