Abstract:
Le cancer colorectal est un enjeu de santé publique important en Algérie, par son incidence qui
est en constante croissance.
La chimiothérapie par voie orale en oncologie est en plein essor avec plusieurs molécules
disponibles sur le marché, dont la capécitabine. Notre étude a porté sur l’évaluation de la toxicité
de la capécitabine dans les cancers colorectaux. C’est une étude descriptive, transversale et
multicentrique, elle a été réalisée au niveau de CAC de CHUc et de CLCC de BATNA sur un
groupe de 40 patients, dans une période de 3 mois ; pour cela on a élaboré une fiche de
renseignements qui comporte des questions portant sur l’âge, le sexe, les ATCD, les moyens de
diagnostic et le protocole utilisé dans la prise en charge du cancer colorectal. L’analyse a été
réalisée à l’aide de logiciels SPSS (version d’essai) et l’Excel. Nos résultats ont montré une
prédominance masculine (70%) avec un moyen d’âge de 65.5 ans chez eux un antécédent de
maladie cardiovasculaire était le plus signalé (43%). La localisation rectale de la tumeur est plus
fréquente chez nos malades (53%), avec une prédominance des stades avancés (stades 3 et 4)
dans 52.5% des cas. Chez la totalité de la population d’étude le diagnostic clinique a été posé
devant des symptômes incluant des troubles digestifs, des rectorragies …etc. Le protocole
thérapeutique le plus prescrit est constitué par l’association de la capécitabine avec l’oxaliplatine
(XELOX) ou la capécitabine était utilisée en raison de 3000 à 3500 mg par jour. C’est ainsi
qu’avec ce protocole et cette posologie de capécitabine, que les toxicités hématologiques,
digestives et cutanées ont été les plus fréquemment signalées. Ces effets indésirables sont
apparus dans la majeur partie, un mois après le début du traitement chez les malades des deux
sexes.
Il est donc essentiel d’évaluer les différentes toxicités chimio-induites pour améliorer leur prise
en charge ainsi qu’adapter la posologie selon la tolérance et l’état général du patient.