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Face au retentissement de la dysbiose sur la qualité de vie des patients et à l’ampleur que représente la prise en charge de ce
trouble microbiotique pour les médecins, la perspective d’une nouvelle cible thérapeutique (le microbiote intestinal) et d’un
outil permettant de le moduler (probiotiques/prébiotiques) s’avère intéressant.
Ces produits sont de plus en plus commercialisés et prescrits sous forme de compléments alimentaires en Algérie, comme
dans d'autres pays du monde. Pourtant, le médecin se trouve dans une position délicate : essais cliniques prometteurs,
recommandations floues, couverture médiatique et statut des microbiotiques bancal.
L’objectif crucial de notre travail est de connaître l’état des lieux de la prescription des microbiotiques par les médecins
exerçants dans le Centre et l’Est Algérien.
Matériels et méthodes
Notre enquête est une étude épidémiologique descriptive transversale, réalisée à l’aide d’un questionnaire adressé aux
médecins volontaires du Centre et de l'Est algérien avec un total de 302 participants.
Résultats
62,33% des médecins participants ne prescrivent pas les probiotiques et/ou les prébiotiques, la principale cause pour ne pas
prescrire les probiotiques est le manque de connaissance concernant l’utilisation de ces produits avec un pourcentage de
22,29%.
87,12% de ces médecins ont observé une amélioration des symptômes suite à la prise des probiotiques. La prévention de la
diarrhée associée aux antibiotiques représente 17,04% des prescriptions en première intention des microbiotiques. 27,93% des
répondants s’appuient sur les informations fournies par les laboratoires pharmaceutiques (visiteurs médicaux) pour adapter
leurs protocoles. Plus de la moitié des médecins interrogés (55,70%) ne connaissent pas les recommandations établies par les
sociétés savantes sur ces produits et 91,29% des médecins participants demandent un outil d’aide à la prescription. |
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