Abstract:
CONCLUSION :
Ainsi, il est difficile aujourd’hui de formuler des conclusions certaines
sur la cigarette électronique car nous manquons d’informations et d’études
à ce sujet, le recul clinique n’étant pas encore suffisant.
Comme l’ont annoncé les organisations internationales, à savoir l’OFT,
la HAS et l’OMS en 2014, il semblerait que l’utilisation des substituts
nicotiniques en première intention soit préférable, d’autant que les effets
constatés sur la cavité buccale sont beaucoup moins importants. Cependant,
l’e-cigarette pourrait également aider et constituer une alternative plus
douce pour le fumeur.
En effet, le passage de la cigarette à l’e-cigarette est plus facile pour le
fumeur que le passage de la cigarette aux substituts nicotiniques, car l’ecigarette
entretient le phénomène de dépendance : le patient ressent donc
beaucoup moins le manque.
Si la cigarette électronique est utilisée de façon adéquate, raisonnable,
et avec une concentration moindre en nicotine, elle pourrait ainsi constituer
une alternative fiable, efficace, et progressive de sevrage tabagique, en vue
d’un arrêt complet de tabac.
Elle caractérise une période de transition, temporaire, pour aider le
patient à réduire sa consommation de nicotine avant de soigner sa
dépendance.
En chirurgie dentaire, son efficacité sera patient-dépendant : plus le
dosage en nicotine dans l’e-liquide sera faible, plus on pourra s’attendre à
une réussite des thérapeutiques bucco dentaires, parodontales et
implantaires.
Notre rôle en tant que chirurgien-dentiste sera donc d’informer nos
patients des risques existants et de les accompagner au mieux vers le
sevrage tabagique lors des thérapeutiques bucco dentaires afin de s’assurer
d’un meilleur pronostic sur le long terme.