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RESUME
La médecine populaire pratiquée en Algérie dispose d’une phytopharmacopée ancestrale proposée
entre autres, dans le traitement d’affections diverses. Ce pendant, la plupart des plantes médicinales
(PMs) traditionnelles Algériennes restent méconnues scientifiquement sur le plan chimique et
potentialité biologique.
Cette étude a été amorcée avec un but ultime, de valoriser le potentiel des plantes particulièrement
utilisées en Algérie dans le traitement de plusieurs pathologies. Pour cela, une démarche
méthodologique en deux étapes a été adoptée ; un travail de terrain destiné à recenser les savoirs
traditionnels sur les deux PMs sélectionées pour cette étude de valorisation ; suivi d’une analyse en
laboratoire visant à identifier les deux taxons concernés ; caractériser chimiquement leurs huiles
essentielles (HEs) et évaluer leurs potentialités biologiques.
Les enquêtes ethno-pharmacologiques menées auprès des populations et des guérisseurs ont permis de
resencer les diverses utilisations traditionnels des deux plantes (Rosmarinus officinalis et Lavandula
angustifolia). Les HEs de ces deux taxons obtenues par hydrodistillation à l’aide d’un appareil de type
Clevenger ont fait l’objet d’une caractérisation phytochimique par CPG-MS et d’une évaluation de
leurs potentialités biologiques.
Sur le volet chimique, les HEs obtenues, ont montrés un profil chromatographique typique d’essences
obtenues d’éspèces Nord-Africaines.
Sur le volet pharmacologique ; l’étude de l’effet anti-inflammatoire évalué par une méthode in vitro
portant sur la dénaturation du BSA (sérum albumine bovine) selon la méthode de Kandikattu K,
(2013), montre une nette absence d’activité anti-inflammatoire d’après les résultats d’analyse
statistique, et cela peut être justifié par plusieurs facteurs liés surtout aux démarches opératoires.
En parallèle et toujours dans le cadre de la section biologique, les HEs de R.officinalis et de
L.angustifolia ont exhibé de minimes effets anti-oxydants. Ce pendant, ces mêmes extraits d’HEs n’ont
presentés aucun effet antimicrobien vis-à-vis les differentes souches bacteriennes testées ; sauf exeption
l’effet antifongique faible constaté, qui s’est manifesté sur une levure, le C.albicans.
En outre des propriétés précédemment explorées, les résultats indiquent que l’HE de romarin possède
un potentiel inhibiteur remarquable de cholinestérase (AChE) par rapport à celui de lavande.
En fin ; et à l’issue de notre travail expérimental ; une étude toxicologique a été apprécié in vivo,
utilisant les vers de farine Tenebrio molitor.; et les données obtenus n'ont signalées aucun effet néfaste
lié au HEs étudiées.
L’ensemble des résultats obtenus dans notre étude constituent des données préliminaires intéressantes,
nécessitant des études approfondies pour étayer le potentiel thérapeutique de ces plantes aromatiques
dans la perspective de prise en charge des maladies diverses ABSTRACT
Popular medicine in Algeria has an ancestral phytopharmacopoeia which can be used to treat a
variety of diseases . Most of these traditional medicinal plants remain little-known in terms of their
chemical and biological potential.
This study was launched with the ultimate aim of developing the potential of plants specifically
used in Algeria to treat a range of disorder. To achieve this, a two-stage methodological approach
was adopted: fieldwork to identify traditional knowledge about the two MPs selected for this
development study, followed by laboratory analysis to identify the two taxa concerned, chemically
characterise their essential oils (EOs) and assess their biological potential.
Ethno-pharmacological surveys carried out among local people and healers revealed the different
traditional uses of the two plants (Rosmarinus officinalis and Lavandula angustifolia). The essential
oils of these plants, obtained by distillation using a Clevenger-type apparatus, were characterised by
GC-MS and their biological potential was assessed.
Chemically, the EOs obtained showed a chromatographic profile typical of essences obtained from
North African species.
On the pharmacological side, the study of the anti-inflammatory effect assessed by an in vitro
method involving the denaturation of BSA (bovine serum albumin) according to the method of
Kandikattu K, (2013), shows a marked absence of anti-inflammatory activity according to the
results of the statistical analysis, and this can be justified by several factors linked above all to the
operating procedures.
In parallel and still in the biological section, R.officinalis and L.angustifolia EOs exhibited minimal
antioxidant effects. At the same time, these same EO extracts showed no antimicrobial effect on the
various bacterial strains tested, with the exception of the weak antifungal effect observed on a yeast,
C.albicans.
In addition to the properties previously explored, the results indicate that rosemary EO has
cholinesterase (AChE) inhibitory potential compared with lavender EO.
Lastly, and at the end of our experimental work, an in vivo toxicological study was carried out
using Tenebrio molitor mealworms, and the data obtained did not indicate any adverse effects
linked to the HEs studied.
All the results obtained constitute interesting preliminary data requiring in-depth studies to support
the therapeutic potential of these aromatic plants in the treatment of various diseases. |
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