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L’Algérie, au lendemain de l’indépendance a commencé à construire son système de
formation universitaire d’une manière presque ex nihilo. Celui-ci a été conditionné par les
différentes politiques du pays ainsi que la croissance des effectifs estudiantins. Il s’est traduit
par la multiplication et la dissémination des établissements universitaires à travers tout le
pays. Contrairement à certains pays européens qui ont une histoire universitaire plus ancienne
et qui de ce fait sont à la pointe du développement, le système universitaire algérien demeure
encore un système à un seul niveau.
Les villes étudiées, Constantine et Jijel, présentent des particularités dans le domaine
universitaire. Dans la première, le fait universitaire est ancien et bien établi, alors que dans la
seconde il est plus récent. Etant donné son potentiel universitaire composé de 4 universités,
de 3 écoles supérieures et un centre de recherche, Constantine a noué des relations assez
denses et diversifiées, par contre ne disposant que d’une seule université, Jijel n’entretient que
des relations assez lâches.
Les campus ont engendré plusieurs situations selon leur lieu d’implantation, dans le tissu
urbain, à la périphérie de la ville ou en rase compagne, créant des organisations spatiales et
fonctionnelles. Ils ont contribué à modifier les formes des villes.
Les architectes ont utilisé plusieurs systèmes d’organisation spatio-fonctionnels en étant soit à
l’avant garde d’un courant architectural, soit en s’inscrivant dans une perspective courante.
Par conséquent l’architecture des campus est marquée soit par la singularité ou bien par le
mimétisme par rapport à la ville. Le campus-type par son architecture et ses formes n’existe
pas en raison de leur propre histoire, de leur processus d’élaboration.
Les pratiques spatiales sont caractérisées en général par un comportement commun aux
étudiants et enseignants des différents campus, mis à part certaines particularités. |
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