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Quand on parle d'un centre historique, on parle directement d‟une politique visant sa conservation et son intégration dans la vie socio-économique, c‟est ce qu‟on appellera désormais conservation intégrée. Celle-ci a vu le jour en 1975, grâce aux travaux du conseil d‟Europe. Les pouvoirs publics européens ont compris qu‟il faut non seulement protéger des monuments singuliers, mais aussi d'ensembles historiques. Pour cela, des inventaires et des interventions directes sur le patrimoine architectural doivent être réalisées. En même temps, les pouvoirs publics doivent rechercher comment faire revivre les monuments et ensembles importants en leur accordant une fonction utile à la société.
Cette recherche a été consacrée à l‟analyse du centre historique de Tébessa, étant un centre urbain antique et vivant. Celui-ci a suscité notre intérêt vu sa dégradation très avancée. Il est donc nécessaire de connaitre d‟abord la richesse historique et patrimoniale du ce centre, ensuite déterminer son état réel, enfin analyser la politique adoptée visant sa sauvegarde et sa mise en valeur. En nous basant sur une analyse diachronique, diagnostic et contextuelle. Nous avons compris quele centre historique de Tébessa est un véritable ensemble urbain historique, car il est composé essentiellement de plusieurs monuments majeurs et bâtiments mineurs. Toutefois, le vieux Tébessa subit les effets destructeurs de la modernité. La congestion, la sur-fréquentation et la concentration des fonctions tertiaires mènent ce centre, à un état d‟asphyxie, grave encore des parties du son patrimoine bâti sont détruites, ainsi l‟homogénéité et la cohérence du centre historique risquent de disparaitre.
Suite à nos entrevues semi-directives avec les acteurs locaux et en adoptant le canevas développé par l‟expert du conseil d‟Europe, Gilles Henri Bailly en faveur d‟une véritable approche de conservation intégrée. Il parait que les acteurs locaux ont lancé des opérations en faveur de la protection, restauration, et insertion du centre historique de Tébessa dans la vie contemporaine. Toutefois, ces opérations entreprises ont été faites d'une façon éparpillée, sans vision claire. La volonté de protéger le patrimoine urbain contre la destruction est limitée au classement ponctuel et sélectif des monuments spectaculaires, sans prise en compte de leurs environnements. Il résulte de cela, l‟ignorance du patrimoine modeste qui mérite d‟être protéger surtout par les acteurs d‟aménagement et de la conservation du patrimoine qui malheureusement ne cordonnent pas entre eux. Quant à la volonté de combattre la dégradation du vieux Tébessa en restaurant ses monuments, celle-ci est faible suite au manque de spécialistes en restauration et surtout des études détaillées. Pour remédier à cela, et en vue d‟intégrer le centre historique de Tébessa, les pouvoir publics ont lancé des projets d‟envergure, en réaménageant les espaces attenants à la citadelle byzantine et la requalification de la place Ennasre, pour en faire des espaces publics attrayants tout en améliorant le cadre de vie des habitants. Malgré l‟ampleur du ces projets, ceux-ci restent limités car ils n‟ont pas été accompagné par des actions visant à maintenir les habitants locaux dans le centre historique, en réhabilitant l‟habitat ancien et en freinant la spéculation foncière. Il est dommage de voir des maisons anciennes démolies et remplacées par d‟autres constructions neuves, en y implantant des activités commerciales. Pour en conclure, il semble que les actions lancées nous permettent de réfléchir à une approche de conservation intégrée, mais elle est mal maitrisée suite à l‟existence de plusieurs faiblesses. Que faudrait-il faire ? Nous estimons qu'il est indispensable de revaloriser le vieux Tébessa en mettant en place une vraie stratégie, qui devrait faire appel à plusieurs acteurs y compris les habitants. Mais aussi, mobiliser des moyens juridiques, administratifs, urbanistiques, financiers et techniques efficaces et dont l‟objectif principal devrait être, celui de réinsérer dans la vie socio-économique, en plus les monuments majeurs, le bâti mineur, pour qu‟ils demeurent un patrimoine vivant. |
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