Abstract:
Le processus de production de l’habitat rural, les transformations qu’a subit la maison rurale à
travers les temps, la manière dont évoluent les formes et les pratiques d’habiter sont au centre de
cette recherche. El Kantara, cas d'étude, était prédominé, à l’époque précoloniale et coloniale,
par le type d’architecture vernaculaire traditionnelle. Après l’indépendance c’est la construction
dite moderne qui a pris le volet. Ce qui est tenté dans cette étude, c’est de comprendre le propre
de l’architecture de la construction populaire rurale, en l’approchant de façon synthétique sur la
longue durée d’avant 1830 jusqu’à aujourd’hui.
Période caractérisée par des fluctuations de la production de l’habitat qui n’empêchent pas une
évolution continue, rupture et peut être même une certaine constance.
Le premier objectif est d’éclairer ces constantes et évolutions par une lecture topologique et
diachronique visant à saisir les propriétés aux trois échelles (de l’implantation urbaine, de la
relation de l’habitation à la parcelle et l’habitation elle-même) en les reliant à leurs conditions
d’époques. L’approche la plus appropriée à l'analyse des espaces domestiques de cette recherche
semblent être celle qui permet aux maisons rurales d'être examinées, décrites et analysées dans
leur contexte diachronique et qui souligne la compréhension de l’organisation spatiale interne et
leurs relations les unes aux autres.
La démarche fera référence à la base chronologique élaborée par Côte qui, en étudiant l'espace
algérien, a articulé la dimension spatiale en quatre moments à base chronologiques: les racines,
la greffe coloniale, la revanche sur l'histoire et la recherche d'identité
L’habitat rural a été approché par une lecture topologique et diachronique dressées par Moley.
Qui, selon lui, l’évolution historique de la maison est le produit de la combinaison d’une culture
architecturale à la fois sédimentée et réactualisée.
En troisième lieu à la méthode de la syntaxe spatiale élaborée par Hillier et Hanson qui est un
ensemble de techniques pour la représentation, la quantification et l’interprétation de la
configuration spatiale de l’environnement bâti. Les maisons sont analysées une à une en vue de
comprendre la syntaxe de l’espace. Rapprochées et comparées de façon plus systématique
fourniront matière à des propositions d’interprétation plus générales. La récurrence de certains
traits est comprise comme l’indice de génotype, et traiter en conséquence la variété des
particularités architecturales comme des phénotypes.