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Face à une pression démographique importante due à la sédentarisation des nomades et à
l’immigration du nord du pays, les villes du sud algérien ont connu une forte croissance urbaine
lors de ces dernières décennies. Le caractère normatif et universaliste de cette urbanisation
standardisée a conduit à une rupture brutale avec l’ancien système ksourien adapté à son
environnement, notamment climatique. Conçus selon des critères exclusivement quantitatifs, les
logements produits furent loin de satisfaire au confort thermique si important dans ce genre de
climat. Les statistiques montrent que le recours aux appareils de conditionnement d’air augmente
de plus en plus dans le sud algérien, engendrant d’importantes consommations énergétiques. La
ville de Tamanrasset, objet de cette étude, n’échappe pas à cette croissance non maîtrisée tant du
point de vue architectural qu’urbanistique.
Parmi les différents problèmes résultant de ces choix architecturaux et urbanistiques, ce
travail a pour objectif de mettre en évidence la mauvaise intégration climatique des nouvelles
constructions tant du point de vue économique que du niveau du confort qu’elles offrent à leurs
habitants. Cette mise en évidence est réalisée en comparaison avec le cadre bâti ancien où le
savoir-faire populaire a réussi à obtenir des conditions de confort mieux adaptées au climat local.
Cette approche comparative vise à dégager des solutions passives en rapport avec les
exigences environnementales et économiques du développement durable : diminuer l’utilisation
massive des énergies fossiles, réduire l’utilisation des gaz à effet de serre…
Une première partie de ce travail examine les différents modes de comportement
thermiques des maisons d’habitation ainsi que différents facteurs architecturaux permettant leur
maîtrise : protections solaires, inertie, limitation des apports internes…
Ensuite, une analyse climatique de la ville de Tamanrasset a été effectuée en vue d’en préciser la
zone de confort thermique et choisir les techniques architecturales les plus appropriées.
L’étude comparative entre l’habitat traditionnel et l’habitat contemporain nous a permis
de mettre en évidence les caractéristiques physiques et d’évaluer du point de vue de la
performance thermique de ces deux types de construction en fonction du contexte climatique de
la ville de Tamanrasset.
L’approche quantitative basée sur la technique d’expérimentation a permis d’évaluer la
réponse thermique des différents paramètres architecturaux. Cette phase comprend trois outils :
IV
Une investigation de terrain consistant à prendre des mesures de température et
d’humidité relative à l’intérieur de deux maisons échantillon. En raison de l’importance de la
conductivité et de la diffusivité thermique dans l’élaboration des bilans thermiques, ces dernières
ont été évaluées à l’aide d’un montage expérimental. Ce qui a permis une comparaison entre les
propriétés thermo-physiques des matériaux nouveaux et traditionnels employés à Tamanrasset.
Enfin, grâce à un programme de simulation thermique, plusieurs paramètres propres au
cadre bâti ont été testés pour la période chaude. Des améliorations ont été appliquées sur
l’exemple étudié qui ont donné des abaissements de température significatifs. |
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