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À l’image de toutes les villes algériennes, la ville de Constantine s’agrandit sans que soit
repensée et reconsidérée son organisation d’ensemble, elle est réfléchie par quantité de logement
à construire sans se préoccuper du contexte où ils seront implantés. Le fait de penser ainsi la ville
comme un système disloqué, basé essentiellement sur l’étalement du territoire et la
quantification des logements, conduit explicitement d’une part, vers des résultats de
déqualification de l’existant et d’autre part, compromettre la cohérence globale et le
développement futur de la ville.
En conséquence, nous constatons que la ville ainsi conçue s’avère en général incapable de
produire des tissus urbains et encore moins des quartiers de qualité, car ces derniers ne
répondent pas en termes de qualité de forme, de qualité de pérennité et de qualité d’usage aux
exigences et aspirations des habitants.
Pour saisir d’un coté la complexité du problème et se rendre compte d’un autre coté de la valeur
qualitative de la ville ancienne, nous nous somme basées sur une étude de cas : un quartier des
grands ensembles en périphérie de la ville de Constantine -Boussouf- et deux quartiers anciens à
savoir un quartier traditionnel - la Souika- et un quartier colonial -Koudiat- Il s’agit pour nous
d’identifier les différents éléments d’incohérence et de cohérence qui déqualifient ou qualifient
chaque quartier et rend la vie des habitants inconfortables ou confortable. Plusieurs paramètres
de la qualité se sont dégagés pour analyser et identifié la qualité de ces quartiers. L’interaction de
ces paramètres et leur concordance dans un ensemble unifié et cohérent rend compte de la qualité
de tel ou tel quartier.
Les résultats de l’étude a révélé le dysfonctionnement du quartier Boussouf sur plusieurs plans :
la discontinuité avec son environnement, le morcellement et l’éclatement de ses entités urbaines
et le déséquilibre et la distorsion dans la concordance des éléments constituant. Sur le plan de
pérennité l’étude a dévoilé l’absence de la prise en compte des considérations bioclimatiques
entant que paramètres de composition et d’organisation. Étant donné le nombre important des
espaces libres très étendus, non structurés et non protégés, ces derniers se voient livrés été
comme hiver aux contraintes du climat.Toutes ces situations ont provoqué un effet négatif sur
l’usage et un décalage entre espace conçu et espace vécu.
En revanche, Les tissus anciens (Souika et Koudiat) ont montré leur association et leur affiliation
aux différents concepts de la qualité à savoir la continuité du tissu urbain avec l’environnement,
une composition concordante, la création de la centralité, la création d’un microclimat favorable.
En fin, on signale que cette étude a été entamé par une réflexion basée sur trois enjeux majeurs
de la qualité de l’espace urbain (qualité de formes, qualité de pérennité, qualité d’usage), mais
elle en est sortie par une multitude de réflexions relevant de plusieurs enjeux. |
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