Abstract:
Le diabète gestationnel longtemps sous-estimé et sous-diagnostiqué, occupe
actuellement une place importante en diabétologie à cause de ses complications sur les mères
et les nouveaux nées. Traditionnellement défini comme l'intolérance au glucose qui apparaît
ou est reconnue pour la première fois pendant la grossesse (American Diabetes Association
2013). On estime que le DG affecte environ 3 à 14 % des femmes enceintes, selon le test de
diagnostic utilisé et la population étudiée (American Diabetes Association 2013), étant plus
élevé dans la population asiatique (Chawla et al. 2006 ; Ferrara et al. 2004).
Des études récentes impliquant le fer comme facteur de risque de diabète de type II, à
cause de ses propriétés pro oxydantes en générant des ERO en raison de sa capacité à alterner
entre formes oxydées et réduites. La gestation se caractérise par une augmentation progressive
des besoins en fer et de la résistance à l'insuline. Ces résultats nous avons conduits à chercher
à établir le rôle de la ferritine comme un facteur prédictif du risque de diabète gestationnel et
du stress oxydant.
Une corrélation entre la concentration de ferritine et le test oral de tolérance au glucose
(OGTT) de la glycémie sur 2 heures a également été rapportée chez les femmes enceintes
(Zein et al. 2015 ; Islam et al. 2012 ; Lao et al. 2001), aussi des méta-analyses récentes ont
suggérés qu’un statut en fer élevé au cours du premier et du troisième trimestre est associé à
un risque accru de DG. De plus, des taux d'hémoglobine ou de ferritine plus élevés
augmentent le risque de DG de plus de 50 % et de plus du double, respectivement.
(Khambalia et al. 2015). (Khambalia et al. 2015 ; Fu et al. 2016).Ces résultats pourraient être
dues à l'effet de l'excès de fer sur l'augmentation du stress oxydatif (Aranda et al. 2016).
(Aranda et al. 2016), qui à son tour a été associé au risque de DG (Qiu et al. 2011) et à
plusieurs événements clés liés aux troubles du métabolisme du glucose, tels que la résistance
à l'insuline et le dysfonctionnement des cellules β (Fernández-Real et al. 2002).
Enfin en dehors de toute anémie diagnostiquée la supplémentation en fer doit être
discuter à cause du risque de stress oxydatif et insulinorésistance .Un risque qui justifie que la
supplémentation martiale ne soit proposée qu’en cas d’anémie, alors, qu’à l’avenir, le dosage
de la ferritine en début de grossesse pourrait devenir un marqueur de risque de diabète
gestationnel.