Abstract:
Le présente recherche tente de participer dans un vieux débat, mais sans cesse renouvelé, celui qui porte sur l’architecture des lieux d’enseignement de l’architecture. La question est abordée ici à partir d’une observation empirique sur la qualité de la production architecturale réalisée récemment en Algérie. Cette qualité, jugée souvent négativement, est tributaire de plusieurs facteurs,- certes d’une importance inégale-, dont certains sont directement liés à l’état des facultés d’architecture. Nous partons de l’hypothèse, chère à Henry Lefebvre, que « l’espace n’est pas neutre », c’est-à-dire, que par son agencement, ordinaire ou sensible, agit sur la pratique pédagogique et sur les comportements des usagers.
Pour vérifier cette hypothèse, nous avons développé un projet d’école supérieure d’architecture à Batna, située au sein du pôle universitaire, conçue selon le prisme de l’architecture déconstructiviste. La préférence accordée à cette architecture, traduit l’idée que nous voulons faire de ce projet, à la fois un signal fort d’urbanité, un point d’animation pour le pole et universitaire, et de l’intérieur, une expérience spatiale insolite, en décalage avec les idées reçues de nous nous faisions de l’organisation multidirectionnelle de l’espace.