Abstract:
L’infection urinaire (IU) est l’infection bactérienne la plus commune, elle demeure partout
dans le monde une pathologie très fréquente, dont le premier germe en cause est l'Escherichia
coli. Cependant l’évolution des résistances de ce germe aux antibiotiques est un phénomène
préoccupant depuis quelques années.
C’est une étude rétrospective réalisée au laboratoire de microbiologie CHU ben Badis de
Constantine,la méthode suivie repose sur les bandelettes urinaires, l’examen macroscopique
ainsi que sur l’examen cytobactériologique des urines (ECBU) qui reste l’examen biologique
le moins invasif, menée sur 1405 ECBU de patients externes durant la période : 01.01.2021 au
31.12.2021, (18,57%) étaient positifs avec un sexe ratio 0,35 H/F,Les bactéries prédominantes
étaient les entérobactéries avec Escherichia coli (49,04%) qui est beaucoup plus élevés chez la
femme (52,84%) que chez l’homme (38,23%) ;cette fréquence augmente avec l’âge par deux
pics l’un au début de la vie sexuelle et l‘autre après la ménopause, suivie par Klebsiellaspp
(21,83%).
Dans le plan thérapeutique la Fosfomycine, Nitrofurantoine, Ertapénème, imipenème,
Amikacine sont les ATB les plus actifs sur E.coli, maisl’antibiogramme des souches
bactériennes a révélé une importante résistance aux ß-lactamines et plus particulièrement à
l’amoxicilline, cette résistance est plus élevés chez l’homme que chez la femme parce que ce
dernier est plus exposé à l’utilisation massive des ATB à cause de prostate.