Abstract:
La prévalence de l'utilisation des plantes médicinales est en croissance dans la plupart des
pays du monde, les dernières statistiques montrent que 45% de la population algérienne
recourent à la phytothérapie pour se soigner. Dans le cas des femmes enceintes l'utilisation de
tout médicament ou produit naturel, doit être particulièrement pris en considération compte
tenu du rapport bénéfice-risque.
Pour cela on a réalisé une enquête pour évaluer l’usage des plantes et produits à base de
plantes et après avoir recensé les plantes utilisées par la population questionnée on a
développé des monographies à partir d’une recherche bibliographique.
La fréquence d’utilisation de ces plantes par notre échantillon était de 34%,17 espèces ont été
citées.Lesespèces les plus citées sont : la menthe (22%), laverveine (19%) et legingembre
(12%), l’usage se fait pour la majorité au dernier trimestre de la grossesse, et après avis de
famille et proches.
Après avoir fait les monographies de toutes les plantes citées on a pu retirer plusieurs
informations concernant leurs indications, toxicité et sécurités d’emploi durant la grossesse.
On a aussi noté unrisque d’interaction plante-médicament durant la grossesse.
D’un autre coté 22% de notre échantillonutilisent les compléments alimentaires à base de
plantes la majorité utilise ces compléments sous prescription médicale.
Il n'y a pas un nombre suffisant d'études cliniques d'innocuité d'uneplantesur la grossesse en
conséquent il est important de ne pas banaliser d’éventuels effets néfastes suite à l’utilisation,
et c’est aux professionnels de santé de mesurer la balance bénéfice risque avant tout
indication et sensibiliser les femmes enceintes.