Abstract:
La prégabaline est un antiépileptique de dernière génération utilisé dans le traitement de l’épilepsie, de la
douleur neuropathique, du trouble anxieux généralisé et actuellement en cours d’étude pour d’autres
indications. Soutenu par les résultats d’un nombre limité d’études, il existe un débat en cours sur le
mécanisme d’action de la prégabaline, le potentiel addictif et la neurobiologie de l’addiction de ce
médicament. Cependant, les preuves actuellement disponibles sur ces questions sont rares et aucune
évaluation définitive n’est disponible.
La présente étude a été réalisée dans le but d’étudier le pouvoir de la prégabaline à induire une dépendance in
vivo et de détecter les voies réceptrices incriminées dans la dépendance de la prégabaline (dopamine et
glutamate).
Pour cela nous avons fait deux teste, le premier c’est le test de comportement permet de révéler la présence
ou l’absence du stress lié à l’administration de la prégabaline en utilisant une simple boîte d’une hauteur
d’environ 6 cm.
L’autre test c’est le test de préférence de place conditionnée (PPC) dans lequel nous avons examiné le
potentiel d'abus de la prégabaline en utilisant un dispositif avec des dimensions bien déterminées et qui est
divisé en deux compartiments un compartiment neutre et un compartiment associé à l’administration de la
drogue (soit la prégabaline seul, soit la prégabaline plus la ceftriaxone ou la prégabaline plus l’Haldol).
D’après les résultats de ces tests on conclue que la prégabaline peut induire une dépendance in vivo mais le
mécanisme d’addiction de la prégabaline n’implique ni les voies dopaminergiques ni les voies
glutamatergiques et donc suit une autre voie carrément avec un autre mécanisme diffèrent.