Doctoral theses / أطروحات الدكتوراه

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    Risque industriel
    (Université Constantine 3 Salah Boubnider, Faculté d’architecture et d’urbanisme, 2024) Boudersa, Ghani; Sahnoune, Tayeb
    Dans un monde moderne où la technologie avance à grands pas, atteindre l'absence totale de risque demeure une utopie, particulièrement dans des contextes où l'urbanisation et l'industrie à haut risque se côtoient. Skikda, en Algérie, est un témoignage vivant de ce dilemme. Sa proximité avec une raffinerie pétrochimique, Cette recherche se concentre sur la capacité adaptative de Skikda face aux dangers industriels. Cela ressorti l’importance de la morphologie urbaine comme un pilier de la résilience urbaine de la ville. Une planification urbaine réfléchie peut assurer une fluidité de circulation, optimiser l'accessibilité et renforcer l'efficacité et la performance de la ville à faire face et des perturbations en cas de crise. Nous avons commencé notre analyse par la construction une approche basée sur divers indicateurs, notamment la stabilité industrielle, la proximité ville-industrie, les défenses topographiques naturelles et les vents prédominants. La synthèse de ces éléments met en lumière une précarité inhérente à la coexistence de Skikda et de son secteur industriel. Ce cheminement nous a conduits à une étape cruciale de notre recherche. Notre méthodologie s'appuie sur la mise en relation d'indicateurs caractérisant la morphologie urbaine, comme la structure de la ville, la densité démographique et l'accessibilité. L'analyse de ces éléments a dessiné une image préoccupante de Skikda. En exploitant des outils numériques tels que la "space syntax", et en l'appliquant à deux échelles distinctes - la ville dans son ensemble et son centre colonial historique - cette analyse a confirmé que la morphologie urbaine de la ville de Skikda ainsi que son centre présentes des lacunes en termes de performance et de capacité à faire face à des perturbations. Cette réalité suggère une résilience amoindrie face aux risques industriels constants, avec des conséquences potentiellement dévastatrices en cas d'accident majeur. Notre approche se base donc sur cette corrélation pour évaluer comment l'espace urbain peut répondre et atténuer les conséquences de crises industrielles. En définitive, bien que Skikda dévoile des zones sensibles, elle possède le potentiel d'augmenter significativement sa résilience en repensant sa morphologie urbaine. Ces ajustements sont vitaux pour garantir un environnement urbain sécurisé à ses habitants. Toutefois, notre étude a aussi pavé la voie à d'autres questionnements, suggérant la nécessité d'approfondissements dans de futures recherches.
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    La gestion du risque dans une perspective de développement urbain durable
    (Université Constantine 3 Salah Boubnider, Faculté d’architecture et d’urbanisme, 2018) Boughouas, Samir; Sahnoune, Tayeb
    De nos jours, les villes et les sociétés partout dans le monde sont confrontées aux conséquences dévastatrices que peuvent causer les phénomènes naturels. Ces évènements naturels inévitables constituent une menace optimale pour les enjeux, le développement urbain durable et leur occurrence en milieu urbain fait toujours la une des médias. La prise de conscience planétaire de la problématique des risques naturels est au prisme des tables rondes et désormais les catastrophes naturelles font preuve de la vulnérabilité du milieu urbain et de la nécessité d'adopter une politique de prévention et de gestion pragmatique qui intègre les principes du développement durable. La stratégie nationale adoptée face aux risques naturels recommande la mise en æuvre des modalités de prévention et de gestion des risques naturels à l'échelle locale, fondées sur les principes du développement durable et instituées par l'accord européen et méditerranéen sur les risques majeurs (EUR-OPA) dans le cadre des actions de Hyõgo 2005- 2015 et de Sendai 2015- 2030 pour la réduction des risques en milieu urbain. La ville de Constantine exposée aux séismes, inondations et à de fréquents glissements de terrain nécessite une stratégie de prévention et de gestion des risques naturels, afin d'assurer les meilleures conditions de sécurité et d'intervention en cas de catastrophes. Cette étude cherche à conduire une réflexion sur les outils d'aide à la décision dans la prévention et la gestion des risques naturels à l'échelle locale à partir de l'approche récente de la vulnérabilité urbaine et l'analyse des facteurs physiques et techniques, puis socio-économiques à l'échelle du quartier.
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    L’impact de l’action artistique urbaine sur l’espace public urbain
    (Université Constantine 3 Salah Boubnider, Faculté d’architecture et d’urbanisme, 2019) Amireche, Mohamed; Sahnoune, Tayeb
    Le thème central de cette thèse, est l’étude de l’action artistique urbaine comme pratique de l’espace public urbain, nous y présentons la manière avec laquelle des artistes de rue interviennent, dans le but de redonner sens à la ville et à ses espaces publics urbains. C’est autour de cette réflexion que porte la problématique de ce travail de recherche. Notre étude, exploratoire, consiste à étudier la manière dont cette donation de sens se fait à travers l’investissement volontaire et éphémère de l’espace public urbain par cette pratique qu’est l’action artistique urbaine, appelée communément ; les Arts de la Rue. Nous essaierons ainsi de comprendre comment un phénomène artistique avec sa capacité socialisatrice agit sur l’urbain. Notre travail de recherche n’est pas fondé exclusivement sur l’analyse des arts de la rue comme pratique artistique et culturelle de l’espace public, ou exclusivement sur l’analyse de l’espace public urbain comme espace énigmatique porteur de plusieurs conflits de la crise urbaine contemporaine. Elle porte essentiellement sur l’analyse de l’articulation entre ces deux sujets dans un contexte spatio-temporel bien définis, pour savoir quelle est l’influence réciproque de l’action artistique urbaine sur l’espace public urbain. En se produisant dans l’espace public, l’action artistique urbaine se trouve intimement liée aux problèmes d’urbanisation et de l’aménagement du territoire. Ces artistes de rue mettent l’espace public au centre de leurs réflexions. Il devient la matière même de leurs créations artistiques. Le changement des perceptions des lieux par ces actions artistiques a des conséquences non seulement immédiates (une autre expérience de l’espace), mais aussi à plus long terme, bien après les représentations. Ancrés plus ou moins profondément dans les mémoires des spectateurs, ces spectacles urbains et leurs traces matérielles éphémères provoquent par la suite de nouvelles pratiques individuelles et personnelles chez les citadins et une redécouverte de la ville.
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    Prévention et gestion des risques naturels, comportement des villes algériennes face au risque d’inondation
    (Université Constantine 3 Salah Boubnider, Faculté d’architecture et d’urbanisme, 2019) Belarbi, Lakhdar; Sahnoune, Tayeb
    Historiquement, les risques naturels sont présents en zones méditerranienne. Les tremblements de terre, les éruptions, et les inondations sont des évènements qui touchent régulièrement plusieurs territoires et qui attestent à cette réalité. C'est pourquoi les gouvernements s'attendent à des dispositifs de prévention, de gestion et d’alerte, d’où les recherches fondamentales appliquées présentent une nécessité dans le dévelopment continuent de ces pays. L'Algérie a connu dans le passé, de nombreuses catastrophes naturelles, en particulier celles liées aux tremblements de terre d’ El Asnam le 10 octobre 1980, Boumerdes, le 21 mai 2003, les inondations de Bab El Oued le 10 novembre 2001 et récemment celles de Ghardaia le 1er octobre 2008. Le contexte de la vie en Algérie de façon globale, et en particulier dans les zones urbaines, est marqué par un contrôle insuffisant des défférents problèmes, due en majorité d’une croissance remarquable, qui a causé parfois une urbanisation aveugle et sans limite (construction sur des lits de rivières, des terres glissantes et instables …). Cette dernière ne tienne pas compte de la permanente présence des risques naturels accentués de plus en plus par les changements climatique . Notre objectif est de déterminer les principales causes des risques et catastrophes naturels en zones urbaines. Le travail développe un cas illustratif de la ville de Ghardaia située au Sud algérien, ou le risque d’inondation de Oued Mzab et toujours présent, afin de savoir l'impact du changement climatique, et le soutien manifesté dans la prévention et la gestion des crises.
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    Centralité et symbolique dans les quartiers informels
    (2020) Saidi, Tahar; Sahnoune, Tayeb
    Toute notre réflexion a été générée par le constat relatif à l’évolution de l’urbanisation parallèle à l’urbanisation formelle. Cette dernière est un phénomène très hétérogène recouvrant des réalités tout à fait différentes selon les pays avec une absence d’un cadre standardisé d’où une lacune conceptuelle. D’ailleurs, une nuée de concepts sont utilisés par les différents chercheurs. D’une part, des termes de précarité : bidonville, taudis, précaire faisant référence à son cadre bâti avec des matériaux hétéroclites de récupération et sa localisation correspond en général à des terrains étatiques par squat ou à des propriétés males définies à l’exemple des décharges publiques, oueds, carrières. D’autre part, on est devant une urbanisation qu’on qualifie d’illicite, de spontanée, de sous-intégrée, d’illégale, de marginale ou d’informelle. Leur localisation correspond à des terrains privés et leur cadre bâti s’intègre à celui développé par le formel. L’infarctus se situe dans le transfert du foncier du propriétaire vers l’acquéreur qui est considérée illégale. D’autres termes sont utilisés dans des pays: irrégulier, favelas, slums, barrios, barriados, invasaos, ashwaiyyat, bidûn takhtît. Cette situation rend compte de la complexité des différentes formes que revêt une pratique dont le poids est considérable dans la fabrication de la ville. Cette urbanisation informelle a connu de profondes mutations qui peuvent se résumer en un passage d’un état de marginalisation, à celui de l’insertion, puis à celui de la spécialisation et la diversification des fonctions. L’urbanisation informelle en Algérie a connu une véritable explosion avec une intégration complète à la ville et s’impose de nos jours par des centralités informelles commerciales et une symbolique que nous avons essayé de vérifier à travers trois villes : Constantine la métropole, Batna la grande ville et Guelma la ville de taille moyenne. Le choix de cette thématique suscite l’intéressement dans la mesure où dans sa formulation, on dénote à priori un paradoxe : Est associée la notion de centralité à une urbanisation informelle.
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    Le patrimoine comme levier de développement territorial
    (Université Constantine 3 Salah Boubnider, Faculté d’architecture et d’urbanisme, 2022) Benmicia, Nawal; Sahnoune, Tayeb
    Dans cette recherche le patrimoine est appréhendé comme étant une ressource de développement territorial, à condition qu’elle fasse l’objet d’une valorisation économique par sa mobilisation au sein des projets de territoire et qu’elle doit prendre en compte le contexte géographique, socio-économique et culturel du territoire étudié. Cette approche de valorisation, est utilisée ces dernières années par beaucoup de territoires qui veulent valoriser son patrimoine, elle peut se traduire par la mobilisation du patrimoine dans le cadre d’un projet surnommé « projet de territoire ». Ce projet de territoire ne dépend pas seulement de la présence d’un potentiel patrimonial sur un territoire, mais du regard accordé à celui-ci par les différents acteurs et de leur capacité à le valoriser pour extraire les différents usages touristiques et territoriales par le recours aux différents outils et méthodes à savoir la politique nationale, le développement territorial, planification et aménagement du territoire. Si dans certains pays on parle de la mobilisation des ressources patrimoniales dans le cadre des projets de territoire, en Algérie qui est dotée, d'un patrimoine historique exceptionnel, on peut dire qu’il s’agit que des opérations d’interventions ponctuelles et conjoncturelles, sans aucune vision prospective. L’objectif principal de notre recherche, consiste à comprendre les conditions dans lesquelles le patrimoine devient une ressource mobilisable dans le cadre des projets de développement territorial. Pour vérifier les différentes hypothèses émises, et répondre aux objectifs visés au départ, un cadre référentiel a été élaboré sur deux approches : la première approche d’ordre conceptuelle, qui a consisté d’abord à rechercher la relation entre les concepts utilisés, à savoir le patrimoine, le territoire, économie et développement territorial (projet de territoire). Pour ce faire, nous devons définir les concepts, de diviser chaque concept en dimensions, puis de diviser les dimensions en variables et les variables en indicateurs observables et mesurables vérifiables sur le terrain. Dans cette recherche, le patrimoine est abordé comme étant une ressource pour le développement territorial. Il structure autour de quatre dimensions identitaires, politique économique, sociale, et touristique. Cependant, le développement est un terme souvent lié à l’économie, et la valorisation du patrimoine peut être considérée comme un vecteur de développement économique, à travers les retombés qu’elle peut générer, ce qui impose aux usagers la responsabilité de sa protection et de sa valorisation. Ce développement s’articule autour de trois dimensions : économique, via la mise en valeur des atouts spécifiques du territoire et la création de richesses pour lesquelles on cherche aussi une répartition équitable, environnementale, via la mise en valeur d’un environnement considéré comme spécifique tout en assurant la préservation et le renouvellement des ressources naturelles et patrimoniales, sociale, via une meilleure réponse aux besoins fondamentaux des populations. Si le patrimoine et territoire s’associent pour assurer le développement territorial d’une région, ils doivent répondre à plusieurs enjeux qui peuvent être regroupés comme suit : enjeux environnementaux où l’environnement naturel et bâti est la matière première du développement et constitue sa richesse, enjeux socioculturels où la société est le premier acteur et le pivot de tout processus de développement, enjeux économiques où la rentabilité du patrimoine est basé assurée sur tourisme afin d’assurer le développement territorial, et enjeux territoriaux qui sont conditionnés par les enjeux politiques, la planification territoriale, le rôle et les relations entre les acteurs qui agissent sur le processus de développement. Après avoir analysé la relation qui associe entre les deux notions une question à poser comment utilisé le patrimoine comme levier de développement territorial ? Aujourd’hui, le patrimoine est devenu un concept central dans les débats autour du développement des territoires. Il est mobilisé dans la construction des politiques territoriales dans le cadre des pôles généreraient des retombées considérables sociales, économiques, environnementales , et financières au niveau, local, régional, et national dont l’objectif de ces pôles vise à construire des projets territoriaux utilisant le patrimoine comme une ressource pour le développement , et non plus comme un simple objet culturel ou touristique. Ces projets de territoire doivent rassembler les acteurs de la vie économique locale autour de plusieurs enjeux d’ordre culturel ,via la participation participer au rééquilibrage de l’activité culturelle en développant des services culturels ou des filières ou des pôles de compétences, dans un objectif d’attractivité des territoires et locale, d’ordre touristique , via la production d’un tourisme qui s’intègre à l’ensemble de l’activité économique, associe tous les acteurs locaux et se structure à partir d’une identité locale tout au long de l’année, d’ordre économique , via la participation à la création d’un environnement attractif pour les entreprises, les résidents potentiels, les porteurs de projets, ce qui génère des emplois durables et maintient le développement des activités industrielles ou artisanales, d’ordre social , où ces projets participent à un processus de reconnaissance sociale au sein d’un territoire, d’ordre pédagogique , il s’agit de développer l’accueil et la formation des jeunes ainsi que l’intégration et la dotation en infrastructures d’accueil dans le cas d’une politique visant à accueillir des groupes extérieurs (Virassamy, 2002). Les quatre concepts « patrimoine, territoire, économie et développement territorial » appliqués au territoire de Mila, mettent en évidence la politique et la stratégie adoptées pour valoriser le patrimoine ainsi que le rôle de la population comme acteur significatif qui participe à la mise en œuvre du processus de développement territorial. Une fois les concepts utilisés décomposés en dimensions, puis en variables, nous avons tenté de les synthétiser afin de les analyser dans deux outils de diagnostic territorial et d’évaluation économique qu’ils peuvent considéré comme d’outils d’aide à la décision des acteurs en charge du patrimoine et sa valorisation . La deuxième approche d’ordre empirique - analytique - Le diagnostic du territoire Comprend un diagnostic de territoire comme outil d’aide à la décision des acteurs en charge du patrimoine et aménagement du territoire. Il doit se faire en quatre temps (Lardon et al., 2005) : - Dresser, à partir de l’inventaire, un état des lieux de la manière dont les ressources du territoire sont valorisées. Il est réalisé à partir des différentes sources d’informations : des documents cartographiques et statistiques, d’observations...etc. - Détermination des enjeux sur la base des trois piliers du développement territorial à savoir les enjeux environnementaux, économiques et sociaux. - Définition des grandes lignes d’une stratégie de valorisation des ressources. - Proposition d’actions représente la phase finale qui relie le diagnostic à l’action qui a été interprétée dans cette recherche comme des recommandations et des perspectives de recherche. - L’évaluation économique Cette évaluation basée sur deux techniques d’enquêtes : - Des entretiens menés auprès de dix des acteurs et gestionnaires de sites patrimoniaux culturels visait à renseigner les retombés économiques et sociales (directes, indirectes, induis), les financements publics ou privés liés au patrimoine de la vieille ville en termes d’emplois (salariés, volontariat saisonniers), billetterie, visites guidées, évènements…etc. - D’une enquête par questionnaire menée auprès des citoyens sur l’estimation économique du patrimoine en se basant sur la méthode d’évaluation contingente. Avait pour objectif d’apprécier le montant que chaque individu serait prêt à payer autrement dit le consentement à payer (CAP), pour la valorisation de la vieille ville de Mila dont le but est l’estimation de la valeur économique totale de la vieille ville. Afin de tester l’implication de la population dans le processus valorisation du patrimoine culturel de Mila, l’enquête comme objectif de tester leur participation au processus de valorisation de son patrimoine, et de connaître leur opinion sur le développement territorial autour du patrimoine dans la région de Mila et les perspectives de ce développement. On utilise un échantillonnage composé de 423 enquêtés. Par la suite, on a opté vers l’étude du patrimoine, et projets de territoire durable à travers deux études emblématiques engageant le couple patrimoine et territoire seront présentés, la première est lancé en France celui-ci a pris la forme des pôles d’excellence rurale (PER), la seconde est lancé au Maroc celle-ci a pris une autre forme d’une expérience pilote des pôles d’économie du patrimoine (PEP). Après avoir étudié, l’inscription du patrimoine dans ce type de démarche dans le contexte étranger, et monter comment le patrimoine mobilisé au sein des projets pour devenir un support de développement du territoire, une lecture de cette démarche dans le contexte algérien est nécessaire ,l’étude a montré l’initiative qui prouve la bonne volonté de l’État pour le développement territorial autour du patrimoine culturel et naturel fortement exprimée dans le Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) et qu’elle doit se concrétiser par une véritable valorisation , et pour arriver à une valorisation efficace de ce patrimoine , un programme d’action est proposé dans le cadre du SNAT , consistant à créer des pôles d’économie du patrimoine (PEP) dans le cadre des vieilles villes à potentiel patrimonial dont le développement territorial repose donc sur le concept « le projet de territoire ». La vieille ville de Mila fait partie de ces pôles. Cependant le choix de ce type de projets doit poser la question de la capacité du patrimoine à être mobilisé. Afin de prouver la capacité du patrimoine à mobiliser à travers la vieille ville de Mila comme échantillon représentatif riche dans sa totalité en ressources patrimoniales, mais souffrant de méconnaissance et de non valorisation, un diagnostic a été effectué consistant à recenser les objets patrimoniaux classés et non classés, de les identifier, de les caractériser, de les localiser, et de préciser son état de conservation, ce diagnostic a montré que la vieille ville est caractérisé par une richesse patrimoniale importante et variée (naturelle, culturelle et paysagère) qui peut donner naissance à un processus de valorisation économique dans une logique de projet de territoire. Dans ce sens, le patrimoine est appréhendé sous l’angle économique dans une optique de développement territorial. Cette nouvelle approche de penser au patrimoine a donné lieu à de nombreuses études sur sa valeur économique dont l’objectif étant d’évaluer son poids économique sur le territoire. Dans l’économie de l’environnement, il existe essentiellement deux types de valeur : la valeur d’usage et la valeur de non usage. Cependant l’évaluation de la valeur économique d’un bien patrimonial signifie la prise en compte à la fois de ces deux valeurs économiques ce qu’on l’appelle la valeur économique totale dont l’objectif étant d’aboutir à une démarche d’analyse de cette valeur économique totale (VET), qu’est met en lumière les méthodes les plus adaptées à sa révélation. Plusieurs méthodes de révélation directe issues du domaine de l’économie environnementale ont été développées et transposées au domaine du patrimoine permettant la monétisation de sa valeur économique totale. Le patrimoine guide le choix vers la méthode de l’évaluation contingente (MEC) car celle-ci associe en une même situation la valeur d’usage et la valeur de non usage. La méthode d’évaluation contingente consiste à interroger directement une population déterminée pour connaître son consentement à payer pour participer dans le cadre d’un marché contingent, afin de bénéficier de la mise en valeur, et de la valorisation du patrimoine. De ce fait , on a opté vers la détermination du consentement à payer (CAP) des individus pour la valorisation du patrimoine culturel de la vieille ville de Mila pour arriver enfin à déterminer le montant du bénéfice total de cette valorisation en faisant une enquête économique basée fondamentalement sur la méthode d’évaluation contingente. Les résultats obtenus lors de l’évaluation économétrique, démontrent l’importance de la valeur du bien patrimonial choisi, l’attachement individuel à ce bien patrimonial qui s’est exprimé par l’acceptation d’une contribution au projet de valorisation de ce bien sous différentes formes, soit sous la forme d’une contribution monétaire, ou un travail de volontariat. Ils montrent aussi, que non seulement il faut valoriser ce potentiel patrimonial pour leur valeur culturelle et patrimoniale remarquable, mais aussi pour leur valeur économique et l'atout exceptionnel qu’il représente pour le territoire dans lequel il s’inscrit.